Cochenilles - Prédateurs

Malgré la présence d'un bouclier ou d'une couche de cire blanche protectrice, les cochenilles sont victimes de plusieurs types de prédateurs, de parasites ou de champignons pathogènes.

Acariens
Les acariens du genre Hemisarcoptes s'observent sur le dessus ou en dessous de la femelle Diaspididae. Les acariens se nourrissent principalement de l'adulte et des oeufs et moins fréquemment du stade mobile, du second stade ou de la pupe . Certaines mites comme Hemisarcoptes malus sont difficiles à détecter car elles tendent à prendre la couleur de la cochenille. Le nombre de mites qui s'alimentent sur la même femelle déterminera du sort de cette dernière: réduction de la fécondité (moins de cinq mites), interruption de l'oviposition (cinq à dix mites) ou le décès (plus de dix mites). Plusieurs facteurs reliés à l'espèce de la cochenille, sa taille, son âge, etc. peuvent faire varier ces chiffres .

Guêpes parasitoïdes des cochenilles Diaspididae
Aphelinidae
Les femelles fertilisées peuvent produire des oeufs fertilisés ou non fertilisés qui donneront respectivement des femelles ou des mâles. Les femelles pondent des oeufs qui produiront des mâles dans une cochenille préalablement parasitée par un Aphelinidae de la même espèce (généralement une femelle) ou d'une espèce différente. Le développement de la guêpe peut être interne ou externe à la cochenille (endo ou ectoparasitisme) .

Aphytis
Toutes les espèces connues se développent exclusivement comme ectoparasitoïdes primaires de cochenilles appartenant à la famille des Diaspididae. En perçant le bouclier avec leur ovipositeur, ces guêpes pondent un ou plusieurs oeufs sur le corps de la cochenille qui est libre sous le bouclier qu'elle a érigé. La larve prédatrice se nourrit des fluides de la cochenille et à maturité s'échappe en perçant un trou dans le bouclier. Des cochenilles sont tuées de cette façon mais d'autres sont aussi dévorées par les femelles Aphytis adultes . Ces guêpes servent au contrôle de plusieurs cochenilles, par exemple la Cochenille de San José (Quadraspidiotus perniciosus) et la Cochenille virgule du pommier (Lepidosaphes ulmi.

Le trou circulaire sur le bouclier de cette cochenille (Coccidae), percé par une guêpe parasitoïde.


Une coccinelle, au bas de la photo, s'approche de la cochenille (Pulvinaria sp.) et de son ovisac mais passe son chemin.
Guêpe parasitoïde de Toumeyella parvicornis (Coccidae), la Cochenille-tortue du pin.
Observées sur deux colonies de T. parvicornis, plusieurs guêpes parasitoïdes pondent leurs oeufs dans les cochenilles de l'année. Les guêpes n'ont pas été déterminées par un expert mais pourraient être du genre Coccophagus, reconnu pour parasiter T. parvicornis (Krombein, 1979) et superficiellement semblables à celles de BugGuide.

Coccophagus sp. est un endoparasitoïde primaire appartenant à la famille des Aphelinidae. À la fin de leur développement, les guêpes adultes s'échappent en perçant une ouverture dans leur hôte.
Bouclier mâle percé d'une ouverture circulaire. De petite taille, les mâles sont parasités une seule fois. Trois femelles de l'année précédente. L'une d'elles a été parasitée par trois guêpes. Les deux autres femelles par une guêpe. Femelle T. parvicornis sur laquelle la guêpe est en train de pondre. L'oeuf est inséré à l'intérieur de la cochenille.
Coléoptère prédateur du genre Hyperaspis (Scymninae) et Cochenille du magnolia (Neolecanium cornuparvum)
Ci-dessus, sur du magnolia, la larve du Coléoptère Hyperaspis se nourrit des Cochenilles du magnolia qui sont très abondantes. Le prédateur qui est couvert d'une épaisse couche de cire duveteuse peut facilement être pris pour une cochenille. À la recherche de nourriture ou lorsqu'on le dérange, le Coléoptère se déplace rapidement sur les tiges ou les feuilles contrairement aux cochenilles femelles qui sont au stade de leur développement où elles restent immobiles. Elles sont des proies faciles et les Coléoptères, relativement nombreux, détruisent une bonne partie de la colonie.
Le Coléoptère Hyperaspis (blanc) a réussi à se glisser sous la carapace (brune) de la femelle pour la manger ou pour dévorer sa progéniture. Sur la photo de droite, on observe un second Coléoptère qui s'approche pour se nourrir. De face, on peut distinguer la tête ronde et les pièces buccales de la larve de coccinelle. Au contraire, les cochenilles ont un bec (rostre) et leur tête est fusionnée au corps.
Pour muer au stade adulte, les larves du genre Hyperaspis se fixent sous une feuille, parfois en groupe de plusieurs insectes. Une couche de cire les dissimule complètement. L'adulte de 4 mm est noir, ses yeux sont bleus et deux taches rouges ornent son dos. Plusieurs espèces de Coléoptères ont cette même apparence.
Coléoptère (Scymninae?) prédateur de cochenilles du genre Diaspididae (Chionaspis possible) sur du pin
Ci-dessus, le prédateur s'avance vers la cochenille de premier stade et commence à la dévorer.
Punaise et cochenille de la famille des Pseudococcidae (possiblement Phenacoccus dearnessi)
Photos à gauche: une punaise sur une cochenille (masse blanche) établie sur de l'aubépine. Au moment de l'observation, le rostre n'était pas enfoncé dans la cochenille. Toutefois, non loin de là, une autre cochenille semblait avoir été perforée.

La cochenille fait partie du groupe des cochenilles farineuses et n'a pas de bouclier protecteur.
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