Cochenilles - Introduction


La cochenille farineuse (Pseudococcidae) est bien connue des jardiniers. Son corps est couvert d'une couche de cire blanche qui forme de longs filaments autour de l'insecte. Découverte ici sur une feuille, elle s'enfuit car elle est dotée de pattes, contrairement à beaucoup  d'autres espèces de cochenilles sédentaires.


Le bouclier des Diaspididae est une structure distincte que la cochenille fabrique à partir de sécrétions et de ses exuvies. Ci-dessus, l'allure de coquillage de la Cochenille virgule du pommier. La partie orangée et plus mince correspond aux exuvies des premiers stades de développement.


Diaspididae sur le bout d'une aiguille de sapin. L'exuvie plus pâle au centre est bien visible.


Une colonie de plusieurs dizaines de Coccidae.


Les cochenilles farineuses (Pseudococcidae) ne s'établissent pas seulement sur les racines des plantes. Ci-dessus, elles sont sur une jeune tige d'aubépine.


La cochenille du genre Orthezia (Ortheziidae) n'a pas l'apparence typique des cochenilles.
On associe souvent la superfamille des Coccoidea à la cochenille farineuse. Le minuscule insecte couvert d'une substance cireuse blanche est bien connu car il envahit à l'occasion les racines ou les tiges des plantes d'intérieur. Toutefois, l'étude des diverses familles de ce groupe d'insectes révèle une grande variété de formes, de couleurs et de comportements.



Dans son catalogue, Maw et al. relève la présence de six familles de cochenilles au Québec auxquelles pourraient s'ajouter cinq autres familles observées dans les provinces ou états limitrophes du Québec (voir les listes par espèces et par groupes).

La détermination des cochenilles à partir de photos est presque toujours impossible. Ceci explique pourquoi très peu de spécimens présentés sur ce site sont identifiés à l'espèce. Cependant, l'observation de certains critères visibles à la loupe permet généralement de déterminer la famille à laquelle appartient une cochenille. Les voici pour les six familles dont la présence a été confirmée au Québec. Les informations ne prétendent pas avoir la valeur d'une clé et ne couvrent pas toutes les exceptions.

Les mâles adultes, presque toujours ailés, vivent quelques heures ou quelques jours et sont donc rarement observés.

Diaspididae - cochenille à bouclier ( voir ici )
  • Bouclier
    • structure fabriquée par l'insecte
    • en forme de coquillage ou circulaire ou ovale mais peu bombé
    • exuvies visibles
    • celui du mâle est une variante de celui de la femelle mais semblable
  • Pas de miellat (absence de fourmis et de fumagine)
  • Immobiles une fois établies
Coccidae - cochenille à carapace ( voir ici )
  • Carapace
    • dos durci et épaissi de la femelle
    • souvent en forme de boulette brillante, parfois colorée et à motifs
    • sans exuvies visibles
    • celui du mâle distinctif par ses sutures et ses plaques. S'apparente davantage à un bouclier.
    • échancrure et plaques anales distinctives
  • Présence d'un ovisac de cire cotonneuse ou feutrée chez les genres Pulvinaria et Eriopeltis
  • Miellat qui attire les fourmis et provoque l'apparition de la fumagine
  • Déplacements saisonniers
Pseudococcidae - cochenille farineuse ( voir ici )
  • Absence de bouclier
  • Couverture de cire blanche cotonneuse
  • Mobiles
Eriococcidae ( voir ici)
  • une seule espèce confirmée au Québec, la Cochenille de l'orme
  • Allure très distinctive
  • Sur l'orme
  • Présence de miellat et de fourmis
  • Déplacements saisonniers
Cryptococcidae
  • une seule espèce confirmée au Québec
  • Femelle couverte de cire blanche sur l'écorce
  • Sur l'érable. 
  • Une seconde espèce qui vit sur le hêtre est probablement présente au Québec
Margarodidae
  • une seule espèce au Québec
  • Nordique

Le site des cochenilles a été mis en ligne en janvier 2013.

Les cochenilles sont minuscules et difficiles à localiser lorsqu'elles sont isolées. Par exemple, cette Coccidae sur de l'if.


Cette cochenille à bouclier de la famille des Diaspididae s'est établie sous l'épiderme d'une aiguille de sapin. Les fines lignes blanches à la surface de l'aiguille poursuivent leur trajet par-dessus l'insecte.


Coccidae grise à picots foncés. Celle-ci est bombée, sans toutefois faire une boulette.


La cochenille du genre Pulvinaria (Coccidae) produit sous elle un ovisac de cire blanche.


Le bouclier du mâle Coccidae est caractéristique. Même abandonné, comme ci-dessus, les sutures en surface du bouclier sont bien visibles (cliquez sur la photo pour les voir surlignées)


La femelle de la Cochenille de l'orme (Gossyparia spuria), Eriococcidae a une allure très caractéristique. Le dos découvert est bordé d'un ovisac fait de filaments de cire. Les fourmis (Lasius niger) sont nombreuses à récolter le miellat.
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