On
observe seulement 18 espèces de cercopes au Québec
et 36 au Canada. Mondialement, il y aurait près de 5 000
espèces décrites

. Ils sont apparentés aux cicadelles,
membracides et cigales. Leur dimension moyenne varie de 3 mm
pour les minuscules
Clastoptera
jusqu'à 11 mm pour les
Aphrophora.
Leur allure générale, contrairement à celle des fulgores et des
membracides, est assez similaire d'une espèce à l'autre.
La fabrication d'écume par les nymphes cercopes est probablement ce qui
est le plus remarquable à propos de ces insectes, autrement sans
histoire. De couleurs voyantes les nymphes se protègent des prédateurs
en produisant une masse de bulles à l'intérieur de laquelle elles
s'enfouissent. C'est le « crachat de crapaud » de nos
jardins. Aux
premiers stades de croissance, elles peuvent être très actives et
n'hésiteront pas à se déplacer si elles sont insatisfaites de leur
source de nourriture.
Les adultes sont tout à fait différents. Plutôt stationnaires, ils
peuvent rester immobiles pendant des heures, posés sur une feuille ou
blottis à la jonction d'une petite branche d'arbre. Généralement de
couleur brune avec divers motifs de camouflage, ils se confondent
parfaitement avec leur milieu. S'ils sont dérangés, ils s'échapperont
au loin d'une détente de leurs puissantes pattes arrières.
Les cercopes se nourrissent de la sève brute de la plante (xylème) et
sont généralement attachés à un hôte végétal donné, qui peut être une
plante herbacée, un arbuste ou un arbre. On observe toutefois les
extrêmes; certaines espèces s'alimentent sur une espèce végétale unique
alors que d'autres tirent leur nourriture d'une très vaste gamme de
plantes.