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insectes et la forêt Les forêts
renferment de nombreuses espèces d’insectes d’une étonnante
diversité du point de vue biologique et qui jouent un rôle primordial
dans le fonctionnement des écosystèmes.
Dajoz, Roger. 2007
(2e édition). Les insectes et la forêt. Rôle et
diversité des insectes dans le milieu forestier. Lavoisier, Paris. 668
pages. Format 16,2 x 24,7 cm. 169,95 $ ISBN 978-274-300-982-3.Cette nouvelle édition Des insectes et la forêt reprend l’ensemble des territoires étudiés dans la première édition et étend l’examen du monde des insectes aux forêts d’Amérique du Nord, des régions tropicales et de l’Australie. Une mise à jour complète a été effectuée à partir des nombreux travaux réalisés ces dernières années. Les résultats des recherches relatives aux facteurs abiotiques (incendies, tempêtes), au rôle des espèces nuisibles (y compris les plus récentes d’entre elles) et aux relations insectes/arbres ont été particulièrement pris en compte. Une grande importance a été attribuée aux insectes saproxyliques, liés au bois mort et à ses annexes. Ces insectes représentent en effet un pourcentage élevé de l’entomofaune forestière. Étant donné les menaces que les pratiques actuelles font peser sur l’avenir de ces espèces, les données sur leur biologie ont été particulièrement développées. À une époque où l’on prend de plus en plus conscience de l’importance de la biodiversité, les mesures qui sont envisagées, ou qui devraient l’être, pour assurer leur conservation sont capitales. Seize planches de photos en couleurs et une bibliographie largement augmentée (plus de 1 300 références) viennent compléter cet ouvrage. Il intéressera au premier chef les entomologistes, professionnels ou amateurs éclairés, et s’avérera un outil précieux pour les enseignants en biologie des écoles forestières, ainsi que tous les propriétaires et gestionnaires soucieux de maîtriser l’équilibre de l’écosystème forestier. Par ailleurs, le prix apparaît quelque peu prohibitif! Analyse par André Francœur |
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| Les insectes du Québec Une
nouvelle édition vient de paraître qui porte à plus de 2 000 le nombre
de photographies couleur, produites par l'auteur et deux collègues :
Claude Simard et Christian Guay. Un système de couleur permet
d'identifier les différents ordres d'insectes. Comme outil de terrain,
cette réédition s'avère toujours des plus utiles et intéressantes,
d'autant plus que le prix demeure encore très raisonnable.
Revue de la première édition (2005) du livre Entomologiste naturaliste, Yves Dubuc récolte des insectes depuis plus de 15 ans. Grâce à cette expérience et à un sens très pratique, il a produit un guide visuel attrayant et pratique. Attrayant parce qu’il comprend les photographies couleur de 1530 espèces d’insectes d’ici; en plus des images, on y trouve quelques nymphes, quelques larves et quelques masses d’œufs. Pratique parce que la représentation des espèces suit la classification zoologique, parce que des demi-cercles en couleur soulignent les changements d’ordre en en-tête et parce que trois index (noms latins, noms français et noms anglais) aident à nous y retrouver rapidement. En outre, le nombre d’espèces présentes au Québec est précisé pour chacun des ordres et un symbole particulier identifie les insectes souvent trouvés dans les habitations. Une vingtaine de pages d’introduction et on se retrouve dans le vif du sujet : l’illustration de plus de quinze cents des espèces d’insectes du Québec. À la fin du livre, quelques collaborations spéciales sur les sujets suivants :
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Même si une
identification à l’espèce effectuée par comparaison d’un
spécimen à une photographie plus ou moins précise peut souvent être
mise en doute (à l’exception peut-être des grandes espèces ou des
espèces très typiques), il demeure que l’utilisation fréquente de ce
guide d’identification permet de « mettre de l’ordre » dans sa
collection en attendant d’acquérir des ouvrages plus spécialisés.
Entomologistes
amateurs, naturalistes, biologistes et gens des services
antiparasitaires tireront grand profit de cet ouvrage.
Personnellement,
je l’utilise avec profit depuis sa sortie en librairie et je le
recommande fortement.
Dubuc, Yves. 2007.
Les insectes du Québec. Guide d'identification. Éditions Broquet,
Saint-Constant, Québec. 456 p. 29,95 $. 13 x 20 cm. ISBN
978-2-83000-825-0Analyse par Robert Loiselle |
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| Catalogue
of Aleocharine Rove Beetles of Canada and Alaska Les
Staphylins sont de charmants petits coléoptères reconnaissables au fait
que leurs courts élytres laissent paraître une grande partie de leur
abdomen. Leur taille est la plupart du temps très modeste. Ils sont
très diversifiés, formant une des plus importantes familles de
Coléoptères au Canada et en Amérique du Nord.
Gouix, Nicolas
& Jan Klimaszewski. 2007.
Catalogue of Aleocharine Rove Beetles of Canada and Alaska (Coleoptera,
Staphylinidae, Aleocharinae). Pensoft, Sofia/Moscow.165 pages. ISBN
978-954-642-294-1.Ne vous est-il pas déjà arrivé d’en voir atterrir un tout près de vous? Il replie rapidement ses ailes postérieures et il les pousse sous ses élytres tronqués en relevant son abdomen à quelques reprises de façon saccadée. L’ouvrage de Gouix et Klimaszewski présente 389 espèces de staphylins appartenant à la sous-famille des Aléocharines. Les Aléocharines constitueraient, selon les auteurs, l’une des plus grandes radiations monophylétiques de l’histoire de la vie sur Terre. Cela signifie que les centaines d’espèces contenues dans cette sous-famille auraient un ancêtre commun. Elles affichent généralement une petite taille, un corps flexible et une excellente mobilité. Elles présentent de nombreuses stratégies défensives, font preuve d’une grande capacité d’adaptation et sont très compétitives dans plusieurs milieux. Selon les deux auteurs, cet ouvrage constitue le premier catalogue complet des Aléocharines du Canada et de l’Alaska. Il n’y a pas de table d’identification, mais bien une liste très à jour des tribus (14), des genres (92) et des espèces (389). Le livre se termine, entre autres, par 317 notices bibliographiques pertinentes et 102 illustrations couleur de staphylins en vue dorsale. L’annexe 2 signale 40 genres et 136 espèces d’Aléocharines pour le Québec. Une base de départ pour inventorier ce groupe de Coléoptères. Analyse par Robert Loiselle |
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| Histoire
de
l'entomologie Jacques d’Aguilar,
un entomologiste
français spécialisé en systématique et dans les problèmes de l’écologie
appliquée, publia en 2006 une Histoire
de l’entomologie.
Le défi est de taille: traiter de l’acquisition de connaissances sur
les insectes de la préhistoire au XXe siècle. L’auteur s’en sort bien
en traitant d’abord son sujet d’une manière chronologique, tout en
mettant en évidence les découvertes et les innovations de la période
concernée.
Dans le chapitre consacré à la préhistoire jusqu’au XVIe siècle, on rappelle les premiers rapports de l’être humain avec l’insecte, grâce aux fresques, artéfacts et écrits des naturalistes comme Aristote (– 384 à – 322), Pline l’Ancien (23–79), Conrad Gesner (1516– 1565), le « Pline moderne » ou Ulisse Aldrovandi (1522–1605). De cette période, on retient les premiers essais de classification des insectes, une représentation de plus en plus fidèle des espèces avec le temps. Un bon exemple nous est donné par « Le Lucane cerfvolant » de A. Dürer (1505). C’est au XVIIe siècle que l’on peut retracer les débuts de l’entomologie comme discipline scientifique. L’invention du microscope marque une révolution dans l’observation des insectes. On s’intéresse alors à leur anatomie, à leur formation et à leur classification. Avec John Ray (1627–1705), l’espèce devient une unité systématique permettant de séparer des individus différents. Les peintres naturalistes sont également à l’oeuvre avec de magnifiques aquarelles représentant le cycle évolutif et la plante hôte de nombreux insectes. |
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Au XVIIIe siècle,
les entomologistes continuent d’étudier l’anatomie
des insectes à différents stades de développement et s’intéressent
aussi à leurs comportements. Une des grandes innovations de la seconde
moitié du siècle demeure toutefois l’adoption des règles de
nomenclature binominale. Après la publication de la dixième édition du Systema Naturae,
en 1758, de Carl von Linné (1707–1778), les naturalistes vont s’activer
à décrire et faire l’inventaire de la faune entomologique des pays
européens. La possibilité de discerner rapidement les insectes par le
biais des concepts de genre et d’espèce, au lieu d’une longue
paraphrase descriptive, facilita grandement la diffusion des
découvertes et l’amélioration des inventaires des faunes locales.
Le XIXe siècle est une période faste pour l’entomologie: on y fait principalement l’inventaire des faunes entomologiques d’Europe et d’ailleurs dans le monde, par le biais des voyages d’exploration. Les entomologistes constatent rapidement qu’il est impossible qu’une seule personne recense toutes les espèces, même dans un pays. C’est pourquoi la plupart se spécialisent dans un ordre ou une famille d’insectes. Un exemple québécois: l’abbé Léon Provancher (1820– 1892), en bon entomologiste généraliste, avait encore pour but de faire l’inventaire de la faune entomologique du Québec. Il comptait sur l’aide de quelques-uns de ses correspondants, mais en fin de compte, il assuma seul cette tâche. En 25 ans d’étude, il explora les Coléoptères, les Névroptères1, les Orthoptères, les Hyménoptères, dont il s’était fait une spécialité, et les Hémiptères. Il produisit un manuscrit sur les Lépidoptères diurnes du Québec, mais n’a pas eu le temps de le publier. Il lui restait les Diptères et les Aptères à traiter. Outre la systématique, certains entomologistes s’intéressent aux applications de leur discipline à l’agriculture et la foresterie. Provancher, quant à lui, consacra une partie de ses recherches aux insectes nuisant aux récoltes des agriculteurs canadiens-français. On assiste aussi à l’explosion des publications d’ouvrages de vulgarisation et d’encyclopédies sur le monde des insectes. Les innovations technologiques du XXe siècle permirent des recherches poussées en morphologie, en anatomie, en physiologie, en éthologie et en écologie des insectes, tout comme en entomologie appliquée (abeilles, vers à soie, entomologie agricole, forestière et médico-légale). Depuis le développement de la théorie évolutionniste, à la fin du XIXe siècle, la classification, la phylogénie, la systématique et la taxinomie intéressent aussi les entomologistes spécialisés qui sont désormais formés dans les universités. Les insectes ne sont plus seulement pris comme des individus à identifier, mais des populations qui jouent un rôle déterminant dans leur écosystème. Ce livre est une histoire très résumée de l’entomologie, mais celle-ci est bien présentée. L’iconographie est agréable et pertinente, tout comme les petits encadrés qui reprennent des extraits d’oeuvres marquantes ou résument la vie d’un entomologiste important pour le siècle en question. Pour les historiens, l’intérêt du livre réside surtout dans les « Notes et compléments » qui suivent la présentation succincte de l’histoire de l’entomologie. On y retrouve plusieurs notes qui ajoutent des détails au texte principal, pour les chapitres du XVIIIe, XIXe et XXe siècles. On y mentionne de nombreux entomologistes et leurs travaux. La partie intitulée « L’entomologie en quarante portraits » présente des entomologistes marquants, principalement d’Europe et d’Amérique du Nord et ce de l’Antiquité à nos jours. Léon Provancher y a même une place dans la section « Les systématiciens spécialistes – Hyménoptères ». Note 1. Au XIXe siècle, l’ordre des Névroptères rassemble des groupes très divers d’insectes qui aujourd’hui sont séparés en autant d’ordres: éphémères, libellules et Demoiselles, perles, termites, poux des livres, panorpes et mouchesscorpions, chrysopes et phryganes. d'Aguilar, Jacques. 2006. Histoire de l'entomologie. Delachaux et Niestlé, Lonay (Suisse). 224 p. ISBN 2603014595. Analyse par Mélanie Desmeules |
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| Mystère
sans magie Magistral
Dr Barrette! Mystère sans magie est un ouvrage très bien structuré, à
la fois rigoureux et accessible, et fort intéressant à lire. « La science n'est ni une
idéologie, ni une doctrine, ni une religion, ni une politique, ni une
industrie, ce n'est qu'une méthode.
Elle est une façon d'agir mais, avant tout, une façon de penser.
L'objectif de cette méthode est de connaître et de comprendre le monde.
Elle a fait ses preuves. » C’est ainsi que démarre une très belle
aventure de 226 pages qui nous amène à travers plusieurs mondes.
Avant de décrire dans le détail la méthode scientifique, l’auteur situe la science par rapport à la philosophie, à la religion et à la morale. Il est également question de « créationnisme scientifique » (qui constitue un oxymore) et du dessein intelligent (qui nous ramène au début du 19e siècle, sorte de « mise au goût du jour » de la théologie naturelle de William Paley). L’auteur termine ce chapitre avec la phrase suivante : « La science, la religion et la politique se porteraient beaucoup mieux et serviraient beaucoup mieux l'humanité si chacune excellait sur son propre terrain et, tout en se respectant mutuellement, évitait les chevauchements illégitimes avec les autres. » [« à chacun son magistère » écrivait Stephen Jay Gould] Cyrille Barrette donne ensuite l’heure juste quant aux parasites de la science : alchimie, astrologie, scientisme, parapsychologie, mouvement raëlien, homéopathie, toucher thérapeutique, etc. Aucune de ces « disciplines » n’obtient la note de passage, leurs prétentions n’ayant absolument aucune base solide. Certains passages sont réjouissants… pour les sceptiques. Sont ensuite examinées les notions suivantes : pertinence, fiabilité, exactitude et précision des données; nature de la vérité scientifique (soumise aux faits, partielle et provisoire); dangers du « gros bon sens »; aspects philosophiques de la méthode; nature de l’hypothèse; observation et explication; approche expérimentale et approche comparative; nécessité de la réfutabilité; de l’importance fondamentale du doute. |
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| L’ensemble se lit
bien, et je n’ai
trouvé qu’une seule coquille. Plusieurs exemples viennent nous aider à
comprendre là où veut nous amener l’auteur. Et même si vous traversez
une section plus aride, persévérez, l’exercice en vaut vraiment la
peine. Bonne lecture! Barrette, Cyrille. 2006. Mystère sans magie. Science, doute et vérité : notre seul espoir pour l’avenir. Éditions MultiMondes, Boisbriand, Québec. 249 p. 29,95 $. Analyse par Robert Loiselle |
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| Les
Insectes de nos jardins « Après avoir
consulté ce livre, vous ne verrez plus jamais votre jardin de la même
façon. »
Les jardiniers connaissent bien ces petites bêtes qui ravagent, défigurent et mangent feuilles, fleurs, fruits et racines de nos plantes potagères et ornementales. Malheureusement, la plupart des gens ne connaissent pas vraiment les insectes et en conséquence dédaignent ou éliminent indistinctement les utiles comme les nuisibles. Ces derniers représentent à peine 5 % de l'entomofaune, mais se manifestent de façon très visible. Les insectes de nos jardins s’adresse à tous ceux qui désirent connaître, de façon simple et rapide, les insectes présents dans leur environnement immédiat. « Qu’il s’agisse d’insectes nuisibles comme le perceur de l’iris, le criocère du lis ou le ver blanc, ou encore d’insectes utiles, prédateurs de pucerons, comme le syrphe, la coccinelle ou la chrysope, les magnifiques photographies couleur de ce livre facilitent grandement leur identification. Cet ouvrage vous permet également de connaître leurs modes de vie. Ainsi, il vous aidera à prendre une décision éclairée en vue de protéger, tolérer ou éliminer des insectes dans votre jardin. Tous les naturalistes et jardiniers amateurs, ainsi que les étudiants et enseignants en sciences naturelles apprécieront ce guide pratique et de consultation facile. Il vous fera découvrir le monde fascinant des insectes qui vivent si près de nous. » L'auteur est conservatrice au Musée d'entomologie Lyman, situé au collège Macdonald de l'université McGill. Ce musée abrite la deuxième collection d'insectes en importance au Canada. Boucher, Stéphanie. 2006. Les Insectes de nos jardins. Broquet, Saint- Constant, Québec. 208 p. ISBN 2-89000- 742-1. 22,95 $. Analyse par André Francœur |
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| Insects.
Their natural history and diversity “I
wish I’d had Stephen Marshall’s book when I started out in entomology.
Its countless photographs and notes bring alive the vast diversity of
the insect world.” Edward O. Wilson, Harvard University.
Un coup d’oeil sans précédent dans la vie privée des insectes. Ce guide extraordinaire sur la diversité et l’histoire naturelle des insectes est le résultat de plus de 20 ans d’étude par l’entomologiste et photographe Stephen Marshall. Toutes les familles importantes sont décrites, alors que photographies et légendes procurent un guide visuel. Le résultat est un livre qui est à la fois une introduction à l’entomologie et un cadre pour l’observation de la riche diversité de la vie des insectes qui nous entourent tous. L’aspect le plus frappant de ce livre est l’ampleur de la photographie : 4000 photographies prises sur le terrain montrant les insectes se nourrissant, s’accouplant, construisant des abris, piégeant une proie ou se défendant eux-mêmes. Plusieurs de ces insectes ont rarement été photographiés avant. Une clé en images de plus de 50 pages comprenant des centaines d’illustrations facilite l’identification. Plus de 80 % de toutes les espèces décrites d’animaux sont des insectes ou des arthropodes voisins. Il est évident que les humains constituent une minorité de bipèdes dans un monde d’hexapodes, si vivement capté dans ce livre. Marshall, Stephen A.. 2006. Insects. Their natural history and diversity. With a photographic guide to insects of eastern North America. Firefly books, New York. 718 p. ISBN 1-55297-900-8. 63$. Analyse par André Francœur |
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| Guide des
insectes forestiers exotiques Un
outil excellent, pratique, facile à manipuler! Des dizaines de photos
couleurs illustrent les espèces et les dommages qu'elles causent aux
arbres.
Troy Kimoto, M.
Duthie-Holt & Louise Dumouchel. 2006.
Guide des insectes forestiers exotiques. Agence canadienne d'inspection
des aliments, Ottawa. 120 p. ISBN 0-662-72441-0. Reliure de boudin
métallique. 15,2 x 21,6 cm. Gratuit.La présentation des espèces de 27 genres comporte les rubriques suivantes : identification, hôtes, portion(s) de l'hôte infestée(s), état de l'hôte, aire de répartition, signes et symptômes. Table des matières. Introduction. Défoliateurs : Lymantriides (3 espèces), Tortricides (2 sp.), Lasiocampides (2 sp.). Perceurs du bois : Buprestides (2 sp.), Cérambycides (15 sp.), Curculionides (1 sp.), Siricides (2 sp.). Scolytes : Scolytides (14 sp.). On peut se le procurer en composant le numéro de téléphone 1-800-442-2342. Analyse par André Francœur |
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| Traité
d'entomologie forensique Science
qui a pour but la datation des cadavres grâce aux insectes nécrophages
(chapitre 1 de l’ouvrage). L’entomologie forensique regroupe tous les
aspects de l’utilisation des insectes nécrophages au service de la
justice pénale. Cet ouvrage traite d’abord de l’historique de cette science
dont un des précurseurs fut Pierre Mégnin à la fin du XIXe siècle. Il
apporte aussi des connaissances
récentes en entomologie
et plus particulièrement sur les Diptères et les Coléoptères
nécrophages. Au travers d’enquêtes judiciaires et d’expériences
pratiques, les auteurs fournissent les bases indispensables à
l’élaboration de la datation de la mort (intervalle post-mortem). Cet
ouvrage s’adresse aussi
bien aux praticiens, juges d’instruction, médecins légistes et
enquêteurs, qu’aux étudiants désirant acquérir des
connaissances originales dans le domaine des sciences forensiques. URL:
http://www.entomologieforensique.ch/page0.htm
http://www.hsc.fr/ressources/veille/first2001.html.fr#forensiqueForensique : adjectif. Qui appartient à la cour de justice, qui relève du domaine de la justice. Ce qui est à la fois légal, scientifique et technique. Forensique est un néologisme tiré de « forensics » en anglais; le mot existe dans la plupart des langues européennes comme l’allemand et l’italien, mais son usage en français est récent. Les sciences forensiques se définissent comme l’ensemble des principes scientifiques et des méthodes techniques appliqués à l’investigation criminelle, pour prouver l’existence d’un crime et aider la justice à déterminer l’identité de l’auteur et son mode opératoire. L’adjectif « forensique » s’utilise également en médecine et en théologie. Il vient du latin forum : place publique, lieu du jugement dans l’Antiquité. Définition tirée de : |
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Les séries
télévisées qui touchent à la médecine légale sont très
populaires. Depuis quelques années, je recherchais une référence
traitant de ce domaine. Les gens du Zoo sauvage de Saint-Félicien
m’avaient déjà approché pour un cas de cadavre… de caribou et
l’entomologie médicolégale m’attirait. Malheureusement, les livres
anglophones spécialisés dans le domaine sont très coûteux; enfin un
ouvrage abordable et en langue française. Globalement,
l’ouvrage est très
informatif et basé en grande partie sur
l’expérimentation à l’aide de cadavres de porcs ou sur des
cas réels de
suicides ou de meurtres. Cœurs sensibles s’abstenir, il y a plusieurs
photographies en couleur.
On y apprend que les modèles simples de succession d’espèces nécrophages, qui étaient reconnus depuis des dizaines d’années, ne sont pas conformes à la réalité. L’esprit humain essaie toujours de généraliser, avec des succès très relatifs parfois. Les faunes d’insectes nécrophages varient donc d’une région à une autre, avec l’altitude et la nature des milieux environnants. Le troisième chapitre, intitulé Bases de l’entomologie, aurait dû être mieux révisé : plusieurs erreurs persistent dans l’orthographe des taxons; le terme stigmate aurait dû remplacer partout le terme anglophone « spiracle »; en français, les appendices ont des articles et non des segments; tous les ordres de néoptères exoptérygotes sont doublés au tableau 3.6. Et NON, le labium des insectes de type piqueur-suceur n’est pas durci en pièce perforante : bien visible, le labium reste à l’extérieur; ce sont les mandibules et les maxilles qui, le plus souvent transformés en stylets, pénètrent dans les tissus animaux ou végétaux). Une fois dans le vif du sujet, ça va beaucoup mieux et l’on est en mesure de constater que la faune entomologique est souvent – pas toujours! – d’une grande assistance dans la détermination de la date de la mort d’un individu. Certains passages liés à l’expérimentation paraissent d’abord redondants, mais sont justifiés dans le contexte d’une contestation des idées reçues dans le domaine. Bref, un ouvrage très particulier, mais particulièrement intéressant. Wyss, Claude & Chérix, Daniel. 2006. Traité d'entomologie forensique. Les insectes sur la scène de crime. Collection sciences forensiques. Presses polytechniques et universitaires romandes. 317 p. 47 Euros. Analyse par Robert Loiselle |
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| Caterpillars
in the field and garden Un
ouvrage qui ressemble beaucoup plus aux guides de terrain Peterson. La
page de gauche offre un nombre variable d’espèces, un court texte et
une carte de répartition; la page de droite montre 8 photographies sur
deux colonnes, celle du haut à droite étant réservée à un adulte du
groupe. Il couvre toute
l’Amérique du Nord, mais se limite aux papillons diurnes
appelés Butterflies en anglais (le terme Moths est réservé aux
papillons nocturnes).
http://naturallycurious.net/shopsite_sc/store/html/CaterpillarsBrocketal.html Le livre comprend près de 900 photographies de chenilles (3 planches de larves de papillons nocturnes aux fins de comparaison). Un court texte pour la plupart des espèces donne les caractères diagnostiques (éléments les plus importants parfois soulignés en caractères gras), l’habitat, la répartition, la phénologie, et quelques plantes hôtes. Dans les grandes familles, espèces parfois regroupées avec précisions données sur la carte de répartition. Ce guide contient une section spéciale sur la façon d'attirer les papillons diurnes dans son jardin (curieusement, l’éditeur associe les papillons diurnes à la beauté, alors que les papillons nocturnes sont qualifiés de nuisibles – on ne sait pas ce qu’en pensent les auteurs…). Thomas J. Allen est l’auteur du livre The Butterflies of West Virginia and Their Caterpillars. Jim P. Brock, est co-auteur de Butterflies of North America et auteur de Butterflies of Southeastern Arizona. Jeffrey Glassberg est l’éditeur de la revue America Butterflies. Pour l’amateur québécois : j’ai compté 57 espèces du sud du Québec + 33 espèces plus générales dans la province, pour un total de 90 des 135 espèces de papillons diurnes présentes au Québec. Pour d’autres commentaires : Allen, J. Thomas, Jim P. Brock & Jeffrey Glasberg. 2005. Caterpillars in the field and garden. A field guide to the butterfly caterpillars of North America. Oxford University Press, Toronto. ISBN 0-19-514987-4. 232 p. Version à couverture rigide, 64,50 $ Analyse par Robert Loiselle |
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| For
love of Insects Avant-propos
d’Edward O. Wilson. Série d’expériences en écophysiologie des insectes
réalisées par un entomologiste touche à tout « très averti » et un
maître de la vulgarisation scientifique. Vous avez peut-être vu ce
chercheur de l’Université Cornell à la télévision. Ce livre a reçu
plusieurs prix depuis sa publication en 2003.
Voici la liste des chapitres. Bombardier (les explosions des bombardiers). Vinegaroons and other Wizards (le scorpion fouet et autres magiciens). Wonders from Wonderland (armes défensives de diverses natures). Masters of Deception (production de lumière et mimétisme). Ambulatory Spray Guns (autres types de défense chimique). Tales from the Website (la magie des toiles d’araignées). The Circumventers (liens prédateurs proies). The Opportunists (autres mécanismes défensifs). The Love Potion (cantharidine et molécules aphrodisiaques). The Sweet Smell of Success (Utetheisa ornatrix, une espèce de papillon très spéciale). Epilogue. Eisner, Thomas. 2005. For love of Insects. Harvard University Press, Cambridge. 448 p. ISBN 0-674-01181-3 (couverture souple). 17 $. Analyse par André Francœur |
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| Evolution
of the Insects Ce
magnifique livre dépeint l’histoire évolutive complète des insectes:
leur diversité actuelle, leurs relations avec les autres éléments du
vivant et 400 millions d’années (Ma) de fossiles coincés dans la roche
ou dans l’ambre. Selon les auteurs, il s’agit de la première synthèse
de tous les aspects importants de l’évolution des insectes. Les auteurs
passent en revue les principaux épisodes de l’histoire évolutive des
insectes.
Il
est absolument fascinant d’examiner autant de photographies de fossiles
d’insectes (entiers ou en parties). Les photographies en microscopie
électronique à balayage (MEB) sont souvent étonnantes de précision. Les
personnes qui apprécient la grande diversité des formes et des
structures seront servies à souhait par des photos et des diagrammes
très variés et de grande qualité. En outre, le survol étant à l’échelle
mondiale, le lecteur fait souvent des découvertes fort intéressantes:
nouvelles morphologies, nouveaux modes de vie, etc.
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Pour que vous
puissiez mieux juger des forces de ce livre superbe, nous avons inclus
les grands titres de la table des matières
(version complète sur demande à Robert_Loiselle@uqac.ca). Mes chapitres
préférés sont les suivants: 2, 3, 11 et 14.
Malgré les nombreux travaux de biologie moléculaire, les spécialistes ne s’entendent toujours pas sur la façon de rassembler les grands groupes d’Arthropodes. Voici plus bas comment Grimaldi et Engel divisent ce phylum. À noter que Myriapodes et Hexapodes partagent plusieurs caractères: une seule paire d’antennes, un tentorium (squelette interne céphalique), un système respiratoire trachéen et des tubules de Malpighi (excrétion). Phylum Arthropoda Sous-phylum Marellomorpha (groupe ancien de la
faune de Burgess, précambrien)
Sous-phylum ArachnomorphaInfra-phylum
Trilobita
(disparus à la fin
du Permien)
Infra-phylum
Cheliceriformes
(principalement les
Arachnides)
Sous-phylum Mandibulata (taxon ressuscité)Infra-phylum
Crustaceomorpha
(différents groupes
de « Crustacés »)
Infra-phylum
Atelocerata (= Tracheata)
Super-classe
Myriapoda
(principalement
cent-pattes et mille-pattes)
Super-classe Hexapoda
(principalement les
Insectes (= Ectognatha))
Pour ceux et
celles qui aiment les « statistiques », voici une traduction
partielle du tableau de la page 12 qui donne une nouvelle
évaluation de nos connaissances sur l’entomofaune mondiale.
Le volume est magnifiquement illustré: plus de 900 illustrations (dont plusieurs en MEB), dessins, diagrammes et photographies de terrains. Evolution of the Insects constitue un ouvrage d’une classe à part pour les entomologistes, les biologistes et les naturalistes capables de tirer profit d’un ouvrage écrit dans la langue de Shakespeare. Des heures de plaisir… juste à tourner les pages et à reluquer les illustrations et les phylogénies. Grimaldi, David & Michael S. Engel. 2005. Evolution of the Insects. Harvard University Press, Cambridge. 755 p. ISBN 0-521-82149-5 (couverture rigide). Analyse par Robert Loiselle |
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| Les
libellules de Charente-Maritime Partout
sur la planète, quantité de milieux humides et aquatiques sont
quotidiennement détruits ou menacés de destruction par les activités
humaines. Pour en assurer la protection, la diffusion de la
connaissance de la biodiversité permet une meilleure perception
collective de la richesse et de l’importance vitale de ces écosystèmes.
À l’instar des oiseaux, les libellules forment un groupe
particulièrement attractif et accessible pour le grand public; un bon
tremplin pour amorcer une prise de conscience pour une conservation
intelligente de la beauté entomologique de nos milieux naturels.
Dans nos échanges de publications, la Corporation a reçu de Philippe Jourde, de la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO), un bel exemple d’initiative coopérative pour mieux connaître l’odonatofaune d’un département côtier du centre ouest de la France, la Charente-Maritime. Il s’agit d’une minuscule portion de la planète, d’à peine 7 000 km2, représentant moins de 90 % de la superficie de l’île d’Anticosti au Québec. Cependant, comme le souligne l’auteur, les zones humides que l’on y retrouve ont peu d’équivalents en Europe. Les littoraux, marais, estuaires et vallées alluviales ont malheureusement été détruits dans la passé ou sont en passe de l’être. « Le principal enjeu relatif aux zones humides est tout simplement qu’elles le demeurent », implore Philippe Jourde. Il observe que la consommation outrancière de l’eau, la pollution diffuse, l’artificialisation des berges, l’altération des cycles hydrodynamiques, l’introduction d’espèces exotiques et l’inconscience collective font en sorte que les libellules se raréfient. Face à ce constat navrant, de 1999 à 2005 une cinquantaine de contributeurs enthousiastes ont inventorié 2 665 localités permettant d’étudier la répartition de 62 espèces de libellules. Avec le soutien financier de la Direction Régionale de l’Environnement du Poitou-Charentes, du Conseil Régional du Poitou-Charentes et de l’Union Européenne, une telle entreprise a nécessité des séances de formation en salle et sur le terrain pour permettre aux contributeurs bénévoles d’acquérir les techniques d’inventaires et d’identification. |
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Le livre de Jourde
se présente comme un atlas
de libellules de la
Charente-Maritime, fruit de sept années de prospection sur
le terrain.
Il offre une base de
connaissance indispensable à des actions de
recherche et de conservation visant les espèces les plus menacées.
Après un survol de la biologie de l’ordre des Odonates et de la
géographie du territoire étudié, l’auteur offre une intéressante
chronologie annotée des 45 publications et des 3 collections d’Odonates
précédant l’inventaire. Le corps de l’ouvrage compte une série de 62
fiches monographiques sur le statut et la répartition des Odonates.
Pour chaque espèce, sont présentés systématiquement : les statistiques
de présence, une carte détaillée de répartition (précisant les
localités de reproduction certaine), un graphique sur la période de
vol, une description de l’habitat, le détail du cycle biologique et le
statut de conservation. L’ouvrage se complète par une interprétation
biogéographique dans le but d’amener à la surveillance et à la
préservation des espèces rares ou menacées nécessitant des actions
urgentes. L’auteur termine sur une note : « vers une gestion raisonnée
des zones humides (…) pour que les futures générations puissent
connaître les joies que procure l’observation de nombreuses espèces de
libellules. » Avant de refermer le livre, une série de photos de
l’auteur, évoque la beauté des libellules et de leurs habitats dans ce
département de la France, une invitation à la conservation de la
nature.
Jourde, Philippe.
2005.
Les libellules de Charente-Maritime. Annales de la Société des Sciences
Naturelles de la Charente-Maritime, Supplément décembre 2005. Société
des Sciences naturelles de La Rochelle. ISSN 0373.9929. 144 pages. Ce livre merveilleux s’inscrit dans le mouvement de production d’atlas coopératifs faisant appel à des amateurs avertis, mouvement amorcé il y a une vingtaine d’années par des groupes d’ornithologie, afin de recueillir des données précises sur la répartition, l’abondance et le cycle biologique des espèces d’un groupe taxinomique. Le livre de Jourde démontre une fois de plus que la gestion de la faune des invertébrés peut être abordée collectivement lorsqu’on s’en donne la peine et les moyens. D’autant plus que les insectes représentent d’excellents indicateurs environnementaux, car ils réagissent rapidement aux changements dans les écosystèmes. Cet ouvrage, fort soigné, constitue un bel exemple de la mobilisation de naturalistes amateurs et de l’intégration des techniques d’inventaires et de géomatiques pour rendre compte de la diversité d’un groupe d’insectes – en l’occurrence les fascinantes libellules – dans une préoccupation de surveillance faunistique et de gestion écologique d’un territoire à l’échelle humaine. Ce genre d’initiative collective, concrète, si nécessaire, foncièrement criante… est à encourager dans les régions du Québec, comme partout dans le monde. Analyse par Michel Savard |
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| Les
fourmis : comportement, organisation sociale et évolution Les
fourmis se révèlent un exemple d’une grande réussite écologique,
caractérisée par une diversité biologique étonnante. Par exemple, le
nombre connu de chromosomes au sein de cette famille peut varier de
deux à 96. Ces Hyménoptères occupent tous les milieux terrestres, sauf
dans la toundra, depuis plus de 75 millions d’années. Leur abondance
dominante dans les écosystèmes, surtout à climat chaud, a fait
apparaître des mimétismes surprenants chez plusieurs groupes
d’Arthropodes et contribuer à l'apparition d'un groupe particulier de
Mammifères, les Édentés. Ce succès découle d’une vie sociale fondée sur
une division du travail et le chevauchement des générations. La
population d’une colonie, essentiellement composée de femelles,
comprend différentes formes morphologiques et se partage en castes
spécialisées dans la reproduction et dans différentes activités
comportementales. Le record actuel de longévité d'une reine en
laboratoire s'élève à 26 ans. La durée de vie d'une colonie est
virtuellement illimitée par le recrutement de nouvelles reines.
L’évolution et la diversification des espèces ont favorisé des adaptations au monde extérieur, façonnées par le mode de vie souvent spécialisé des fourmis : prédatrices, granivores, mycétophages, nomades, envahissantes, parasites, etc. En plus de la compétition entre espèces, ces insectes sociaux entretiennent des relations symbiotiques qui vont du mutualisme au parasitisme avec de nombreux organismes : végétaux, mycètes, arthropodes et autres fourmis. Ces relations sont rendues possibles en particulier par l’existence d’une communication chimique qui est une des plus sophistiquées du monde animal. Elles représentent le sommet de l’évolution parmi les animaux invertébrés. |
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Ce magnifique
volume, abondamment illustré, dresse une synthèse des nombreuses
connaissances biologiques
acquises en particulier depuis la parution du livre The Ants par
Hölldobler et Wilson en 1990, et les intègrent aux anciennes. La
bibliographie compte plus de 2300
références dont un fort pourcentage sont récentes.
Les auteurs, spécialistes de renommée mondiale, nous offrent un texte
clair, agréable et passionnant à lire, une véritable réussite de haute
vulgarisation, accompagnée de magnifiques photographies et de dessins.
Il s'agit d'un outil incontournable pour qui veut connaître la vie des
fourmis et entrer dans le monde fascinant de la myrmécologie.
Passera, Luc & Aron, Serge. 2005. Les fourmis : comportement, organisation sociale et évolution. Les Presses scientifiques du CNRC, Ottawa. 480 p. ISBN 0-660-97021-X. Relié, 80 $. Analyse par André Francœur |
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| Spiders
of North America La
taxinomie, l’art de décrire et de classer les organismes vivants, est
une branche de la biologie qui a de moins en moins la cote partout à
travers le monde. Pourtant, l’identification des organismes qui découle
de la taxinomie est une étape cruciale dans la mise en place de projets
ou d’études portant sur la faune et la flore.
Aussi, pour que les biologistes, taxinomistes et systématiciens puissent faire leur travail correctement, il faut que les outils et les connaissances qu’ils utilisent soient périodiquement mis à jour. C’est dans cette optique qu’a été publié en 2005 Spider of North America : an identification manual, troisième version d’un projet qui a initialement vu le jour en 1972, lors de la première rencontre des membres de l’American Arachnological Society. Fruit de la collaboration de plus d’une trentaine d’auteurs et de l’aide de nombreux taxinomistes, arachnologistes, enseignants, élèves et amateurs, cet ouvrage réunit les plus récentes connaissances sur la phylogénie des 68 familles et plus de 550 genres d’araignées d’Amérique du Nord ainsi qu’un ensemble de clés permettant leur identification. |
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Pour chacune des
familles, les auteurs présentent des informations sur les traits
caractéristiques, la morphologie, la distribution, l’histoire
naturelle, l’histoire taxinomique et de nombreuses autres notes sur le
groupe ainsi que les clés permettant l’identification des différents
genres. Le concept graphique, le format des clés et de nombreuses
illustrations sont inspirés ou proviennent du Guide d’identification
des Araignées du Québec de Pierre Paquin et de Nadine Dupérré, publié
en 2003. Un guide qui reste d’ailleurs la référence et l’outil
essentiel pour l’identification à l’espèce des araignées du territoire.
http://www.americanarachnology.org/Aussi, l’ouvrage présente des instructions touchant la récolte et la préservation des spécimens, en plus d’un dictionnaire étymologique et d’un glossaire abondamment illustré. Bref, avec son gabarit imposant et plus de 1400 illustrations, cet ouvrage ne laissera personne sur sa faim et laisse entrevoir pour le futur de nouvelles avancées dans les domaines de la biologie et de l’écologie de ces merveilleux organismes que sont les araignées. Spider of North America : an identification manual est disponible en passant directement par le site Internet de l’American Arachnological Society : Ubick, D., P. Paquin, P.E. Cushing, and V. Roth (eds). 2005. Spiders of North America : an identification manual. American Arachnological Society, Denver. 377 p. 46,00 $US. 8 ½ × 11 pouces Analyse par Mathieu Gélinas, Étudiant de biologie, UQAC |
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Caterpillars of Eastern North America Le volume de
Wagner présente les photographies
de près de 700 espèces de chenilles (surtout des
macrolépidoptères) vivant à l'est du Mississipi. Pour près de 400
espèces, l’auteur donne un traitement d’une page entière comprenant:
caractères facilitant l’identification (l’italique attire
l’attention sur les caractères rapidement reconnaissables), milieu de vie, répartition
géographique et nombre de générations par an, principales plantes
hôtes, remarques
(salmigondis de données sur la taxinomie, la biologie, l’entomologie
économique, etc.). La majorité des photographies sont d’excellente
qualité. L’adulte est présenté en petit format sous la photographie de
la chenille.
Les espèces sont généralement présentées par familles, puis par genre. Un court texte présente chaque famille, traitant de diversité, de caractères diagnostiques, de cycle de reproduction et de trucs facilitant la récolte des chenilles et leur élevage. Travailler avec les chenilles présente des difficultés. Ainsi, les photographies ne sont utiles que pour les derniers stades larvaires, les jeux de couleur pouvant présenter une certaine variation. La taille maximale de la chenille est évidemment approximative, mais cette donnée ajoute un repère supplémentaire. Autre point faible : la répartition géographique, donnée dans le texte, est souvent imprécise. Pour plus de détails sur les plantes hôtes, l’auteur réfère au site suivant : http://www.nhm.ac.uk/research-curation/research/projects/hostplants/ David L. Wagner est également l’auteur des deux ouvrages suivants : Caterpillars of Eastern Forests et Geometroid Caterpillars of Northeastern and Appalachian Forests. Wagner, David L. 2005. Caterpillars of Eastern North America. Princeton field guides. Princeton University Press, Princeton, New Jersey. 512 p. 20,2 x 12,7 cm. Analyse par Robert Loiselle |
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| Le
virus du Nil
occidental. Le connaître, réagir et se protéger Le livre présente
tous les aspects de l’épidémiologie du
virus du Nil occidental (VNO) : les oiseaux réservoirs dont les espèces
migratrices, les espèces de moustiques qui agissent comme vecteurs
biologiques, leurs milieux de multiplication, les hôtes accidentels
(Homme et Cheval), etc. Les auteurs insistent sur le besoin d’améliorer
nos connaissances sur les moustiques vecteurs de ce virus nouvellement
arrivé (1999) en terre américaine. En outre, une bonne éducation du
public est essentielle, objectif bien rempli par le livre lui-même.
Contrairement aux moustiques vecteurs d’encéphalite équine de l’Est (EEE), qui vivent surtout en pleine nature, les espèces de moustiques qui propagent le VNO sont souvent très bien adaptées aux gîtes artificiels que l’on retrouve en zones urbaines. Les auteurs mettent en évidence ces milieux anthropiques qui favorisent le développement des larves et des nymphes de ces moustiques. Aujourd’hui, les spécialistes savent que le VNO se transmet entre les oiseaux et parfois à certains mammifères grâce à l’intervention de quelques espèces de moustiques. Il est possible que les cadavres d’oiseaux dont la mort est attribuable au VNO puissent contaminer des prédateurs ou d’autres espèces animales. Dans le cas de l’EEE, on sait depuis longtemps que les groupes de faisans sont rapidement contaminés lorsque les individus sains agressent les oiseaux affaiblis par la présence du virus (expression naturelle de la dominance chez les Gallinacés); un élevage peut alors être décimé en quelques jours seulement. |
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Chez l’Homme, on
sait que le VNO a
pu se transmettre à la suite de piqûres de moustiques, par transfusion
de sang infecté (Héma-Québec teste le VNO depuis 2003), lors de greffes
d’organes et enfin, de la mère à l’enfant qui vient de naître. Selon
les plus récentes informations épidémiologiques, le risque de
développer une maladie sévère (une encéphalite chez des personnes
habituellement de plus de 50 ans) est de un cas sur 150 personnes
infectées, avec un risque de mortalité de 5 à 14 %. Au plus fort de
l'épidémie dans l'état de New York (1999), la séroprévalence était de
0,46 % (maximum) dans une zone densément peuplée, représentant un
risque de mortalité de l'ordre de 1 cas sur 300 000 personnes exposées.
Les auteurs disent quelques mots des virus voisins du VNO, mais nous sommes surpris qu’ils n’aient pas rappelé les mortalités de chevaux dues au virus de l’EEE en 1972 dans les Cantons de l’Est. Même chose pour un cas démontré par augmentation d’anticorps spécifiques d’encéphalite de Saint-Louis (SLE) en 1977 chez une personne de la municipalité Des Cèdres, dans la banlieue ouest de Montréal; cette personne n’était pas sortie du Québec au cours des mois précédant les symptômes de la maladie. Le virus du SLE est très voisin du VNO et se manifeste irrégulièrement dans les états américains du Mid- West. En fait, très peu d’intervenants ont signalé aux Québécois que le VNO n’est qu’une nouvelle espèce de Flaviridae, famille de virus reconnue depuis longtemps en Amérique du Nord et relativement diversifiée (EEE, encéphalite équine de l’Ouest, SLE, etc.). L’épidémiologie de ces virus est souvent fort complexe, ce qui a pour conséquence qu’il est très difficile de prévoir leur occurrence d’une année à l’autre. La conclusion de l’ouvrage est on ne peut plus positive : « Allons jouer dehors! ». Oui, certaines personnes sont plus à risque que d’autres (âge avancé, système immunologique affaibli), mais il y a moyen de se protéger des piqûres, de déplacer au besoin nos périodes d’activités extérieures et de limiter les milieux artificiels qui permettent la multiplication d’espèces de moustiques autour de chez soi. Il nous reste encore quelques questions à la suite de la lecture de ce livre fort intéressant. Est-ce qu’un moustique femelle, en l'occurrence un Culex, qui pique un oiseau infecté sans « avoir fait le plein » de sang peut IMMÉDIATEMENT transmettre une quantité suffisante de particules virales à un cheval ou à un humain pour lui donner la maladie? Généralement, un agent pathogène qui utilise un moustique à titre de vecteur biologique (protozoaire tel que Plasmodium ou virus) profite de la digestion du sang par la femelle (période de maturation de quelques jours) pour traverser la paroi de son estomac et se rendre dans ses glandes salivaires. L’agent pathogène s’y multiplie ensuite en grand nombre. Ainsi, lors du deuxième repas sanguin, le moustique injecte un concentré du protozoaire ou du virus en même temps que sa salive contenant des anti-coagulants. Cette maturation n’est pas possible dans le corps de toutes les espèces de moustiques, ce qui explique la spécificité de la transmission de tel ou tel agent pathogène. S’il ne s’agissait que de quelques particules virales restées entre les pièces buccales de la femelle, n’importe quelle espèce de moustique pourrait alors transmettre l’agent pathogène, ce qui n'a jamais été démontré. Encore d’autres questions… Quelle est l’importance de la transmission transovarienne du VNO (de la femelle aux oeufs, donc à la génération suivante) observée chez le vecteur principal Culex pipiens? Estce qu’une femelle de C. pipiens qui a pris un repas sanguin infecté à l’automne peut transmettre efficacement le VNO au sortir de la diapause hivernale? Pour se protéger du VNO, les auteurs n'abordent aucunement les controversées méthodes de contrôle des moustiques. Cette mesure, habituellement de dernier recours pour contrôler une épidémie sévissant, est-elle pertinente au Québec? Quels en sont les enjeux sociaux, environnementaux, politiques, économiques et éthiques? Il aurait été intéressant d’avoir une courte présentation sur le Bti (Bacillus thuringiensis israelensis), la bactérie commercialisée et fortement publicisée dans le contrôle biologique des larves et des nymphes de moustiques. Quel est son niveau véritable d'efficacité et de spécificité sur le terrain? Ne fait-elle pas parfois des ravages dans les populations de chironomes, moucherons inoffensifs qui sont très importants dans les réseaux trophiques? Et du côté des impacts environnementaux, s'ils sont connus sérieusement à moyen et à long terme au Québec, où se situe la démarcation entre traiter pour se débarrasser d'une nuisance – particulièrement désirées dans les banlieues et les terrains de golf – et traiter massivement au nom de la protection de la santé publique? Aux États-Unis, on utilise encore le malathion dans certains cas d'éclosion de maladies infectieuse. Si, au cours d’un été, le VNO affecte la santé de plusieurs personnes d’une localité donnée, les pouvoirs publics auront une grave décision à prendre : traiter de grandes surfaces avec des molécules plus ou moins dangereuses pour la santé ou assumer pleinement l'infime risque de mortalité que représente une complication de la maladie. Il s'agit d'un aspect délicat de l’épidémiologie du VNO qui intéresse aussi le grand public. Sous une facette beaucoup plus légère, les auteurs luttent contre un mythe tenace : non, la femelle moustique ne meurt pas après avoir piqué. Pourquoi? Parce que si c’était le cas, il n’y aurait plus de moustiques! En effet, la femelle doit digérer le sang ingurgité afin d’assurer le développement de ses oeufs… et de les pondre dans un milieu approprié. Petit détail du côté de la morphologie, l’interaction entre les pièces buccales très effilées de la femelle forme deux canaux (et non un seul) : un tout petit canal salivaire pour injecter de la salive en même temps que la femelle fait pénétrer ses stylets dans notre peau et un gros canal alimentaire par où passe le sang ingurgité. Globalement, ce livre est fortement recommandé : de lecture fort agréable, il comprend plusieurs encadrés qui répondent à plusieurs questions légitimes de monsieur et madame Toulemonde. À lire également : Bourassa, Jean-Pierre. 2000. Le moustique, par solidarité écologique. Éditions du Boréal, Montréal. 240 pages. Bourassa, Jean-Pierre et Jacques Boisvert. 2004. Le virus du Nil occidental. Le connaître, réagir et se protéger. Éditions MultiMondes, Sainte-Foy, Québec. 132 p. 23 x 15 cm. 17.95 $ Analyse par Robert Loiselle et Michel Savard |
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| Battements
d’ailes Les
insectes sont petits, véloces, battent des ailes à une fréquence
parfois fulgurante (jusqu’à 1 000 battements par seconde!) et ils ont
une trajectoire imprévisible. Pour toutes ces raisons, il a longtemps
été difficile – voire impossible – de saisir leurs étonnantes postures
aériennes. Photographier
les insectes en vol, tel est le défi que s’est
lancé Joël Héras. Chacune de ses photographies révèle un instant
insoupçonné, une attitude ou une amplitude de vol jamais envisagées au
cours de simples observations de terrain; elles sont présentées pour la
première fois de la sorte dans un ouvrage. En effet, l’auteur offre ici
un spectacle inédit : plus de 200
photographies d’une centaine d’espèces
qu’accompagne un texte sur l’histoire des évolutions morphologiques des
insectes et sur les multiples fonctions de leurs ailes. Amateurs et
professionnels chemineront entre découverte scientifique et pur
émerveillement esthétique.
Électronicien de profession, photographe amateur et passionné de nature, Joël Héras a travaillé de longs mois à maîtriser les techniques de prise de vue spécifique à la réalisation de clichés d’insectes en vol, élaborant des stratégies afin de faire coopérer des insectes souvent capricieux. Il a lui-même conçu et fabriqué un obturateur rapide dont le temps de réaction est de 3 millisecondes, des flashs rapides – durée de l’éclair 1/20 000 de seconde – et d’une puissance suffisante pour une ouverture de diaphragme de 16. Il photographie aussi bien sur le terrain qu’en studio. Héras, Joël. 2004. Battements d’ailes. Des ailes pour sortir de l’ombre. Delachaux et Niestlé, Lauzanne/Paris. 190 pages. ISBN : 2-603-01499-4. Analyse par André Francœur |
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| Les
dermatoses parasitaires d’origine zoonosique Au
cours de sa vie, l’Homme rencontre divers types d’animaux avec une
régularité variable : animaux familiers, animaux d’élevage, animaux
sauvages. Ces contacts plus ou moins intimes, plus ou moins prolongés,
risquent d’entraîner le passage de plusieurs types de parasites des
animaux à l’Homme, parasites qui occasionneront des dermatoses. Voilà
le sujet principal du livre de Jacques Euzéby.
L’ouvrage est divisé en deux parties. L’auteur débute par des définitions pertinentes, l’étiologie et l’épidémiologie générale des dermatoses parasitaires zoonosiques. La section principale du livre passe en revue les principaux parasites rencontrés dans les environnements domestiques, de travail, de loisir, de plein air et alimentaire. La deuxième partie rassemble des synthèses épidémiologique, clinique et dia diagnostique, des méthodes de traitement et de prophylaxie. Un glossaire donne la définition de 74 termes plus ou moins spécialisés. Parmi les parasites infectieux, capables de se reproduire ou de se multiplier chez leurs hôtes, on retrouve des protozoaires, des acariens, des champignons et quelques rares helminthes. Parmi les parasites infectants, incapables de se reproduire et même de se multiplier chez leurs hôtes, il y a plusieurs espèces d’insectes et la grande majorité des helminthes. |
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Seuls les
parasites stricto sensu
sont considérés; par exemple, les mites des poussières (Dermatophagoides)
étant des acariens libres et détriticoles, elles ne sont pas retenues.
Même si l’auteur vise principalement les parasites évoluant dans les
zones tempérées, bon nombre de cas d’infection et d’infestation
touchent les zones tropicales; c’est particulièrement évident du côté
de l’environnement de plein air.
Pour chaque parasite visé, les éléments suivants sont souvent décrits : taxinomie, caractéristiques morphologiques, caractères biologiques, caractères de pathogénicité, modalité de transmission, symptomatologie élémentaire de la dermatose et prophylaxie de l’affection. Globalement, l’ouvrage est enrichissant à plusieurs points de vue, mais pour les spécialistes du Québec, les chapitres sur les dermatoses contractées dans les environnements domestiques et les environnements de travail sont sûrement les plus pertinents. On y décrit les principaux cas d’acarioses (mites et tiques), les attaques des puces et des punaises, les dirofilarioses et les mycoses les plus communes. Du côté des parasitoses reliées aux environnements de loisir, l’érythrème automnal causé par Trombicula autumnalis est bien décrit . Des cas de problèmes reliés aux piqûres d’aoûtats, les larves de cette espèce d’acarien, ont été suspectés au Saguenay. Il serait intéressant de connaître les réactions de nos lecteurs sur ces cas de démangeaisons extrêmes causées généralement au niveau des membres inférieurs; les larves sont pratiquement invisibles. Elles peuvent se retrouver dans les jardins, les pelouses, les haies et les broussailles. Voici quelques notes prises en parcourant l’ouvrage. On s’explique difficilement l’absence complète des poux piqueurs. Il est question d’un syndrome neuropsychiatrique, le syndrome d’Ekbom, que les dermatologues rencontrent parfois dans leur pratique : délire obsessionnel, laissant croire aux malades qu’ils sont parasités alors qu’ils ne le sont plus. L’entomophobie caractérisée de certains clients des firmes de gestion antiparasitaires s’en rapproche parfois… Enfin, il faut souligner la présence fréquente de punaises des chauves-souris au Saguenay, particulièrement dans les maisons d’été; de tels cas ne sont pas signalés dans l’ouvrage. Les textes sont très riches et le vocabulaire spécialisé. Les photographies en noir et blanc ne sont pas toujours de bonne qualité, de sorte que la reconnaissance visuelle des parasitoses laisse parfois à désirer. Étant donné le coût du volume, on pourrait souhaiter quelques planches en couleur; par contre, dans certains cas de leishmaniose, le noir et blanc est tout à fait satisfaisant… Euzéby, Jacques. 2003. Les dermatoses parasitaires d’origine zoonosique dans les environnements de l’Homme. Lavoisier, Paris. 240 pages. 93 Euros (environ 150 $) chez Alapage.com. ISBN 2-7430-0590-4. Analyse par Robert Loiselle |
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| Guide d'identification
des araignées (Araneae) du Québec L’arachnologiste
Pierre Paquin est l’auteur du premier guide complet d’identification
des Araignées (Araneae) du Québec. Il s’agit d’un ouvrage scientifique
essentiel, abondamment illustré par Nadine Dupérré, produit par
l’Association des entomologistes amateurs du Québec, à un prix très
abordable.
Ce manuel pratique permet la détermination de toutes les araignées du Québec, ce qui représente 620 espèces, plus une cinquantaine estimées probables dans ce territoire. Il comprend des chapitres sur la morphologie, sur les méthodes de récolte et de mise en collection, ainsi qu’une clé illustrée de détermination des familles. Chaque famille fait l’objet d’un chapitre comprenant quelques faits d’histoire naturelle, une clé de détermination des genres (sauf pour les Linyphiidae), des illustrations des caractères diagnostiques de toutes les espèces. Un glossaire donne la définition des termes aranéologiques utilisés. L’ouvrage se termine par une liste de 220 références d’ouvrages et d’articles spécialisés qui sont cités dans le texte. Site des auteurs : http://web.pdx.edu/~pdx02141/index.html Paquin, P., N. Dupéré. 2003. Guide d'identification des araignées (Araneae) du Québec. 251 p. : ill. ; 28 cm. ISBN 2980260959. Analyse par André Francœur |
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| American
Beetles Cet
ouvrage magistral présente toutes les familles de Coléoptères
d’Amérique du Nord : tables d’identification illustrées de tous les
genres, présentation des genres, bibliographies à jour, etc. Plus de 70
spécialistes d’une dizaine de pays ont participé à cette mise à jour de
nos connaissances sur les familles et les genres de Coléoptères
retrouvés au Canada et aux États-Unis.
L’introduction ne comprend que 17 pages où l’on donne les bases morphologiques facilitant l’utilisation des tables d’identification. Le texte est dense, mais appuyé par 36 figures pertinentes. Suivent une classification des 131 familles reconnues par Lawrence & Newton (1995) et une bibliographie d’ouvrages généraux. Un index taxinomique termine chacun des volumes. Le traitement des familles touche aux aspects suivants : nom de la famille, auteur, date, nom vulgaire, synonymie, diagnose, description, moeurs et habitats, état de mise à jour de la classification (statuts), aire de distribution et nombre d’espèces, clé et classification des genres pour les États-Unis, bibliographie. Quatre planches comprenant chacune quatre photographies en couleur ornent chacun des volumes. On compte plus de 2 300 figures inégalement réparties à travers l’ouvrage. Des clés pour de petites familles comptent quelques dizaines de figures alors que 10 figures « décorent » la clé des Cérambycides! Sur les 131 familles, 44 ne sont représentées que par une seule figure. |
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On trouve
inopinément une clé des familles à la toute fin du
deuxième volume, un peu comme si elle avait été ajoutée à la dernière
minute. Cette clé n’est appuyée que par 5 figures. Nous ne pouvons
commenter le niveau de difficulté représenté par les différentes tables
d’identification. Nul doute qu’un tel outil de travail est essentiel
aux gestionnaires de collections générales, aux coléoptéristes avoués
et aux naturalistes déterminés. Son coût élevé (plus de 250 $)
constitue cependant une barrière très réelle. La solution : partager…
quand c’est possible.
Arnett, Ross H. Jr. & Michael C. Thomas (sous la direction de). 2001. American Beetles. Volume 1. Archostemata, Myxophaga, Adephaga, Polyphaga: Staphyliniformia. CRC Press, New York. 443 p. Arnett, Ross H. Jr., Michael C. Thomas, Paul E. Skelley & J. Howard Frank (sous la direction de). 2002. American Beetles. Volume 2. Polyphaga: Scarabaeoidea through Curculionoidea. CRC Press, New York. 861 p. Analyse par André Francœur |
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| Observer
les insectes
Très élégant petit
guide pourvu
de plus de 200 illustrations
en couleurs. L’auteur y présente plus de 70 espèces communes, espèces
que le
lecteur québécois va très souvent reconnaître (même espèce ou même
genre, très
rarement un groupe exclusivement européen). L’édition est dynamique,
richement
illustrée et les textes sont intéressants à lire. Laissons l’auteur
présenter
son approche et le contenu de son livre.
« Véritable invitation à l'évasion, cet ouvrage, qui n'est en aucun cas un ouvrage d'identification des insectes, s'adresse à tous ceux qui s'intéressent à l'histoire naturelle. Les insectes forment un royaume fabuleux qui fascine quiconque s'y intéresse. Nous les aimons et nous les détruisons, nous les vénérons et nous les exploitons, nous les élevons et nous les mangeons, nous les craignons mais nous nous passionnons aussi pour eux. Mi-merveilles, midémons, ils sont nombreux, étranges et semblent avoir inventé toutes les solutions pour survivre et pour être capables d'évoluer depuis plus de 350 millions d'années. Qu'est-ce qui pousse un homme du XXIe siècle à s'intéresser à la vie de ces bestioles à la fois magnifiques et répugnantes? Je pense simplement à ces mouches qui nous agacent au quotidien, s'enivrent du fumet des cadavres pour venir y déposer leurs larves et qui sont de toute beauté quand on les observe de près. C'est certainement un « quelque chose » qui se cache en eux, que l'on ressent, que l'on comprend mais que l'on est incapable de définir. Cette sensation, je ne la décrirai pas. Je souhaite, par ce livre, vous faire partager quelques éléments de la vie des insectes et, peut-être, saurez-vous ressentir cette émotion. Vous serez alors à votre tour « piqué » et passionné par ces créatures, comme je le suis depuis mon enfance. |
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Pour
observer
les insectes, il faut avoir une nature curieuse, de la patience, de la
méthode,
de la rigueur, et beaucoup d'humilité. Si vous n'en avez pas au début,
alors
que la passion de l'entomologie vous a gagné, vous en acquerrez face à
cette
diversité biologique déconcertante. Observer les insectes nécessite des
connaissances que vous obtiendrez à partir de documents, de livres, de
films et
de contacts avec d'autres entomologistes. Cette base de données vous
sera très
utile pour toutes les investigations que vous aurez à mener dans la
nature.
Je vous invite donc à découvrir une petite parcelle de ce monde si particulier. Pour cela, j'ai souhaité montrer les relations des insectes avec l'homme, les méfaits comme les bienfaits, mais aussi avec tous les êtres vivants de l'histoire naturelle, animaux et plantes. Quelques exemples de biologie et d'écologie illustreront ces différents aspects. C'est au gré de trois grandes parties que je vous propose d'aborder le monde des insectes. Après avoir traité de la place des insectes dans l'histoire naturelle, fait état de leur diversité d'après les connaissances acquises et présenté leur classement, nous étudierons les rapports des insectes avec l'Homme. Les notions d'utile et de nuisible seront alors étudiées dans une approche historique et économique. Nous compléterons par quelques exemples sur les puces et les poux et nous ne manquerons pas de conclure par la qualité gustative des insectes. En effet, l'entomophagie redevient un sujet de recherche chez les nutritionnistes et de nombreuses personnes consomment encore des insectes dans le monde. Nous évoquerons aussi la protection des insectes et plus particulièrement la législation sur les plans national, européen et international. Un aperçu sur l'activité entomologique en France sera également donné. Dans la deuxième partie, nous aborderons la description biologique d'un insecte, puis quelques techniques d'observation et de récolte. II nous paraît important de décrire la morphologie et l'anatomie des insectes, leur fonctionnement interne et leurs incroyables adaptations, notamment les principes de camouflage et de mimétisme. Une partie assez importante renseigne sur les divers matériels d'entomologie, qu'ils soient de terrain ou de laboratoire. Une présentation succincte des méthodes d'échantillonnage pratiquées par certains chercheurs entomologistes dans l'étude du fonctionnement des populations d'insectes permet de comprendre la difficulté d'effectuer des analyses. Le jeune débutant y découvrira les différentes étapes pour traiter les insectes depuis la capture, la préparation et l'identification jusqu'à la collection, avant de terminer par les premiers conseils pour débuter un élevage. Le troisième volet est une évasion monographique d'une soixantaine d'espèces choisies pour leur caractère familier, leur simplicité d'observation, leur originalité biologique et la relative facilité avec laquelle on les trouve dans n'importe quel jardin, ou encore au détour de promenades dans la nature. Ces clins d'oeil sont là pour attirer votre attention sur la diversité et la complexité des insectes dans leurs rapports intraspécifiques et interspécifiques. Nous les avons classés par grands types d'habitats: les forêts [9 espèces], les zones humides [12], les dunes [4], le bocage [19], les habitations [6], les grottes [2], les jardins [14] et les cultures [6]. Les monographies s'attachent surtout aux caractères particuliers de la biologie, de l'anatomie ou du comportement des espèces, donnant également l'étymologie des noms. Ce livre vous permettra de porter un regard neuf sur le monde des insectes. Un monde à propos duquel il est toujours difficile d'apporter une information complète, tant le sujet est vaste. Ces petites bêtes pleines d'énergie qui perdurent depuis la nuit des temps nous survivront très certainement et sont à la source d'enjeux économiques importants. Espérons que les entomologistes de demain pourront continuer dans les meilleures conditions possibles l'oeuvre commencée par leurs prédécesseurs depuis des siècles. » L’auteur est ingénieur écologue depuis près de vingt ans. Il dirige un bureau d'études où il répertorie et analyse notamment la diversité entomologique des systèmes naturels ou modifiés. Depuis 2001, il préside l'Union de l'entomologie française, une fédération qui a pour mission de représenter les activités et les intérêts de l'entomologie française auprès d'organismes nationaux et internationaux, et de promouvoir une politique de protection de l'entomofaune et des espaces naturels qui lui sont associés. Voir ce site pour en savoir plus sur l’Union de l’entomologie française : http://insecte.uef.free.fr/ Bignon, Jean-Jacques. 2002. Observer les insectes. Collection Activités, Éditions Proxima, Gannat, France. 144 pages. 21,95 $. Analyse par Robert Loiselle |
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| Les
Coléoptères. Carabides et Ténébrionides Du littoral marin
jusqu’à plus de 5 000 mètres d'altitude, des forêts
tropicales aux déserts les plus arides, les Carabides et les
Ténébrionides ont colonisé tous les milieux et constituent un élément
important de la faune du sol. Leur biodiversité, leurs adaptations
morphologiques et physiologiques, ainsi que la biologie très variée de
leurs dizaines de milliers d’espèces confèrent à ces insectes une place
privilégiée pour l’étude de divers sujets de biologie générale et
d’écologie. Après une présentation rapide des méthodes d’étude et des
grandes lignes de la classification actuelle, la première partie du
livre traite de l’influence des facteurs abiotiques et biotiques, des
mécanismes de dispersion de ces insectes et de la colonisation de
nouveaux milieux, de leurs divers régimes alimentaires, de leur rôle
dans le fonctionnement des écosystèmes, de leurs glandes défensives, et
de leur reproduction et développement. Dans la deuxième partie du
livre, les peuplements de Carabides et de Ténébrionides des principaux
milieux terrestres sont décrits, ainsi que les particularités
morphologiques et écophysiologiques des espèces les plus remarquables.
L’étude de ces Coléoptères, indicateurs de biodiversité, révèle que les
interventions anthropiques dans les écosystèmes forestiers et les
terres cultivées modifient et appauvrissent la faune de ces biotopes.
Les recherches, relativement récentes et encore peu nombreuses,
relatives aux Carabides des forêts tropicales sont présentées en
détail. Des développements sont également consacrés aux Carabides et
aux Ténébrionides du sol et ses annexes, ainsi que des zones arides,
l’étude de ces deux milieux ayant fait l’objet de nombreuses recherches
récentes.
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Cette synthèse,
qui réunit pour la première fois les deux familles
dominantes des Coléoptères du sol, s’appuie sur des recherches
effectuées par l’auteur en Europe, en Afrique et en Amérique du Nord
durant de nombreuses années, ainsi que sur une bibliographie riche de
près de mille titres.
Roger Dajoz, agrégé de biologie et docteur ès sciences, est professeur au Muséum national d’histoire naturelle, à Paris, France. Ses travaux sur les insectes forestiers l’ont mené dans le monde entier. Auteur de multiples articles originaux et de plusieurs ouvrages, il est considéré comme l’un des grands spécialistes mondiaux d’entomologie forestière. Dajoz, Roger. 2002. Les Coléoptères. Carabides et Ténébrionides. Éditions TEC & DOC, Paris. 536 p. et 16 p. hors texte en couleur. 16 x 24 cm. ISBN 2-7430-0539-4. Analyse par André Francœur |
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| Fauna
Helvetica - Apidae 3 Cette série d’ouvrages décrivant la faune suisse est éditée en commun par le CSCF et la SES. FAUNA HELVETICA
« Jusqu’en 1987, la Société entomologique suisse (SES) était la seule institution qui publiait des ouvrages synthétiques sur la faune des Invertébrés de Suisse. La série s’appelait Insecta Helvetica et ne traitait par définition que d’Insectes. En 1987, le Centre suisse de cartographie de la faune (CSCF) publiait les Atlas de distribution des Rhopalocères et des Libellules de la Suisse dans une nouvelle série : Documenta Faunistica Helvetiae. L’originalité de ces ouvrages était de proposer des cartes de distribution en plus d’informations phénologiques et écologiques pour chaque espèce. Comme cette nouvelle série proposait des ouvrages dont le contenu était proche de celui des Catalogus de la SES, il fut décidé que cette dernière ne publierait plus que des ouvrages de détermination (Fauna) dans Insecta Helvetica. En 1998, la SES et le CSCF ont décidé de renoncer à leurs séries respectives pour lancer une série commune intitulée Fauna Helvetica. Cette nouvelle série est dévolue à la publication : - de catalogues : ouvrages présentant une simple liste commentée des espèces d’un groupe donné présentes sur le territoire de la Suisse; - d’atlas de distribution : ouvrages présentant une carte de distribution pour chaque espèce d’un groupe donné. Ces ouvrages seront, le plus souvent possible, pourvus d’une clé de détermination des espèces du groupe traité et illustrés de dessins ou de photographies. » |
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Liste des titres de la série
FAUNA HELVETICA
(deutsch : de; français : fr; italiano : it; english : en) 1. Merz, Bächli, Haenni & Gonseth (sous la direction de). 1998. Diptera – Checklist. 369 p. [seulement 10 % des 106 familles considérées comme bien étudiées !] fr-de-it-en. 2. Turner, Kuiper, Thew, Bernasconi, Rüetschi, Wüthrich & Gosteli. 1998. Mollusca – Atlas. 527 p. [14 planches couleurs et presque chaque espèce photographiée en noir et blanc] de. 3. Sartori & Landolt. 1999. Atlas de distribution des Éphémères de Suisse-Insecta, Ephemeroptera (85 espèces). 214 p. fr-de. 4. Amiet, Neumeyer & Müller. 1999. Apidae 2. Colletes (15 espèces), Dufourea (6), Hylaeus (38), Nomia (1), Nomioides (2), Rhophitoides (1), Rophites (2), Sphecodes (28) et Systropha (2). 219 p. de-fr. Édition épuisée. [clé de détermination bien illustrée; courte bibliographie; Apidae 1 était en fait le numéro 12 de la défunte série INSECTA HELVETICA FAUNA] 5. Coray & Thorens. Orthoptères de Suisse : clé de détermination. 236 p. de-fr-it. [125 espèces de sauterelles, éphippigère, grillons-taupes, grillons et criquets; clé très bien illustrée] 6. Amiet, Herrmann, Müller & Neumeyer. 2001. Apidae 3. Halictus & Lasioglossum [77]. 208 p. de-fr. [17 espèces; clé de détermination illustrée] 7. Zaugg, Stucki, Pedroli & Kirchhofer. Pisces – Atlas. 233 p. fr-de. [60 espèces; clé de détermination illustrée] 8. Lampel & Meier. 2003. Hemiptera: Sternorrhyncha - Aphidina Tome 1 : Non-Aphididae. 312 p. de-fr. [Adelgidae (12 espèces), Anoeciidae (2), Callaphididae (38), Chaitophoridae (23), Drepanosiphonidae (3), Hormaphididae (1), Lachnidae (39), Mindaridae (1), Pemphigidae (24), Phylloxeridae (5), Pterocommatidae (5) et Thelaxidae (4); inclut une clé de détermination illustrée] 9. Amiet, Herrmann, Müller & Neumeyer. 2001. Apidae 4. Anthidium (14 espèces), Chelostoma (7), Coelioxys (12), Dioxys (2), Heriades (3), Lithurgus (1), Megachile (23), Osmia (47), Stelis (11). 273 p. de-fr. [clé de détermination illustrée] Chaque ouvrage est très bien présenté. Couvercles rigides, 23 x 16 cm, mise en page pratique et agréable à l’oeil. Ouvrage d’excellente qualité, bien illustré. Nous n’avons pas travaillé avec les clés de détermination, mais elles semblent fort bien conçues et illustrées. Et quand on connaît les difficultés rencontrées, par exemple, dans certains genres d’abeilles sauvages, tout outil bien fait peut être une source d’inspiration… Voir une clé de détermination. Voir aussi sur notre site, dans Liens utiles. Amiet, Herrmann, Müller & Neumeyer. 2001. Apidae 3. Halictus & Lasioglossum [77]. 208 p. de-fr. [17 espèces; clé de détermination illustrée] Analyse par Robert Loiselle |
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| Guide
des araignées et des opilions d’Europe Les
araignées ont toujours eu une place spéciale dans notre connaissance de
la nature. Elles ont été souvent décrites à tort comme dangereuses ou
mystérieuses. Cependant, la réalité est plus attrayante que le
folklore. Ces animaux, quelquefois aux dessins complexes et colorés,
ont des modes de vie variés, depuis les araignées à toile géométrique
de nos jardins jusqu’à des araignées aux mœurs étranges, telles que
les « araignées cracheuses » et les « araignées à chaussette ».
Le volume de Jones contient plusieurs types d'éléments.
La
partie descriptive de ce livre donne, dans l’ordre systématique, pour
chaque famille, une introduction où les caractères généraux et les
mœurs sont décrits. Puis, chaque
espèce est brièvement décrite et
illustrée par une photo en couleur de l’animal vivant dans son milieu
naturel. Des indications sont données sur la taille, la
forme et la
couleur, l'habitat et la distribution de l’araignée.
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Cette partie
principale est précédée
d’une introduction d’ensemble sur les araignées. Elle concerne la
morphologie
générale et la classification des Arachnides de la région,
leur vie, nourriture et comportement sexuel, leur distribution et leur
écologie. Une partie porte sur la manière de trouver et d’observer les
araignées.
Les espèces décrites dans ce livre sont celles que l’on peut facilement déterminer sur le terrain. En ce qui concerne les groupes dont la détermination ne peut se faire que sous le microscope, comme c’est le cas de beaucoup de Linyphiidae, ce sont les espèces les plus communes ou les plus intéressantes qui ont été illustrées. Toutes les photographies ont été faites spécialement pour ce livre et ont, pour la plupart, été prises sur le terrain. Cette collection unique de photographies fait de ce guide, non seulement un ouvrage de référence riche et original, mais aussi un livre agréable et en couleur qu’il faut avoir. Conçu au départ pour la Grande-Bretagne et le nord de l’Europe, ce livre fournit déjà l’essentiel des espèces « classiques » de l’Europe moyenne, espèces qui ont souvent une vaste répartition. Mais il devenait insuffisant pour les régions du sud et surtout pour les régions méditerranéennes. C’est pourquoi les traducteurs ont ajouté, selon la même présentation, les espèces les plus communes ou les plus remarquables des régions situées au nord de la mer Méditerranée. L’ouvrage couvre ainsi la Grande-Bretagne, l’ouest de l’Europe nordique, la France, la Belgique et la Suisse. Mais il peut rendre des services sur une zone beaucoup plus large, car les espèces traitées ont en général une vaste répartition. Dick Jones est un spécialiste en photographie; c’est aussi un arachnologiste amateur enthousiaste. Dans les années 70, il s’aperçut qu’il n’existait pas de guide photographique récent pour les araignées. Il mit alors en œuvre un équipement et des techniques pour clicher ces animaux sur le terrain, ce qui lui valut par la suite une collection unique de photos portant sur 350 espèces d’araignées et d’opilions. En cherchant à représenter toutes ces espèces, il a pu augmenter notre connaissance de leur distribution et de leur comportement. Jones, Dick. 2001. Guide des araignées et des opilions d’Europe. Anatomie, biologie, habitat, distribution… Delachaux et Niestlé, Lauzanne/Paris. 383 pages. ISBN : 2-603-01227-4. Analyse par Robert Loiselle |
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| Guide
des mouches et
des moustiques Guide
des mouches et des moustiques va peut-être attirer moins l’attention…
et pourtant ce devrait être le contraire, puisque la majorité des
espèces étant de taille minuscule, on les connaît beaucoup moins.
Ce livre donne une très bonne idée de la diversité des Diptères. Les cinquante première pages expliquent la morphologie et les moeurs fascinantes de ces insectes souvent méconnus. La clé d’identification permet de reconnaître 174 familles de mouches et moustiques. Plus de 300 photographies en couleurs aident souvent le lecteur à reconnaître une espèce ou un genre (la prudence reste de rigueur étant donné la difficulté d’identifier plusieurs familles dont les représentants ont une petite taille). Les textes qui accompagnent ces photographies viennent enrichir nos connaissances sur ces petites bestioles parfois très colorées, parfois à l'allure insolite ou curieuse; leur diversité est fantastique et les modes de vie des plus variés. Cet ouvrage constitue une belle acquisition à qui veut se rincer l’oeil à travers la diversité du monde fascinant des insectes et naviguer à travers les clés d’identifications. Haupt, J. & H. Haupt. 2000. Guide des mouches et des moustiques. L’identification des espèces européennes. Collection Les compagnons du naturaliste. Delachaux & Niestlé, Lauzanne, Suisse. ISBN : 2-603-01175-8. Coût approximatif 45 $. Analyse par Robert Loiselle |
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| Les
petits animaux des lacs et rivières Depuis
quelques années déjà, Delachaux & Niestlé nous ont habitué à
des
ouvrages de grande qualité, autant au niveau des textes que des
illustrations. Les compagnons, les guides et les guides pratiques du
naturaliste constituent souvent d’excellents achats. Même s’il s’agit
de la flore ou de la faune d’Europe, les recoupements avec les genres
et les espèces nordaméricaines sont importants et on peut ainsi
apprendre des tas de trucs intéressants dans notre langue. Ils sont un
peu chers, mais… c’est vraiment du bonbon.
Celui qui a retenu notre attention cette fois-ci a pour titre Les petits animaux des lacs et rivières. Sont présentés 418 genres ou espèces aquatiques appartenant à 10 phylums, des Protozoaires aux Vertébrés. Les Arthropodes sont largement majoritaires (70 %) et les 246 genres ou espèces d’Insectes représentent à eux seuls près de 60 % des descriptions. Fait important à souligner, car il s’agit d’une situation rarissime, pour 70 % des types d’insectes, la nymphe ou la larve est décrite. Comme c’est souvent le cas pour les ouvrages européens, le spécialiste nord-américain reconnaît la plupart des noms de genres en feuilletant l’ouvrage. Les dessins représentant les organismes sont d’excellente qualité, très précis, le plus souvent réalisés à partir d’organismes vivants. Au besoin, le taux de grossissement est précisé. Les ordres et les familles sont présentés à l’intérieur d’un cadre bleu pour souligner le niveau supérieur de classification. Des rectangles en grisé ajoutent des renseignements complémentaires fort intéressants. |
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Pour faciliter la
recherche à l’intérieur du livre, les formes
générales (silhouettes) des différents types d’organismes sont
illustrées sur les quatre pages de garde et les pages correspondantes
sont spécifiées juste à côté.
Précédant un court glossaire et un index fonctionnel, le lecteur trouvera à la fin de l’ouvrage une description de 10 microcosmes particuliers : Vie animale sur les feuilles de nénuphar, Vie animale sous les feuilles de nénuphar, Vie animale à la surface de l’eau, Vie animale sous la surface de l’eau, Animaux des mares, Phytoplancton, Chaîne trophique d’un lac, Essaims, Animaux sur les pierres des cours d’eau vive, Pollution de l’eau. Pour ceux qui voudraient plus de précision quant aux groupes touchés, voici un petit tableau qui précise le nombre de genres ou d’espèces en fonction des treize ordres représentés; le nombre de larves illustrées est indiqué entre parenthèses. Olsen, L.-H., J. Sunesen & B.V. Pedersen. 2000. Les petits animaux des lacs et rivières. Les invertébrés, les poissons, les amphibiens. Delachaux et Niestlé SA, Lauzanne (Suisse) et Paris. 230 pages. ISBN : 2-603-01181-2. 40 $ Analyse par André Francœur |
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| Guide
des abeilles, bourdons, guêpes et fourmis d’Europe Ce livre comprend :
Les
premières pages traitent de la morphologie du groupe, des biotopes, des
ennemis des Hyménoptères, de leur observation et de l'art de les
photographier. Même s’il s’agit d’espèces européennes, plusieurs
recoupements peuvent être faits avec l’entomofaune québécoise; il
arrive quelques fois qu’il s’agisse d’espèces paléarctiques, présentes
ici aussi. Souvent, les genres sont les mêmes.
Les nombres suivants de familles sont abordées : Symphytes (5), Apocrites Térébrants (4), Apocrites Aculéates (11). L’accent est mis sur les groupes les plus fréquemment rencontrés. On y trouve des photographies exceptionnelles, telle une double page montrant un nid de bourdons avec, en capsules, les photos des différents stades de développement. Bellmann, H. 1999. Guide des abeilles, bourdons, guêpes et fourmis d’Europe. L’identification, le comportement, l’habitat. Collection Les compagnons du naturaliste. Delachaux & Niestlé, Lauzanne, Suisse. ISBN : 2-603- 01131-6. Coût approximatif 45 $. Analyse par Robert Loiselle |
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| Papillons
et chenilles du Québec et de l’est du Canada Analyse publiée en
octobre 1998, dans le Bulletin numéro 20: Nouvelle
édition du volume de J.-P. Laplante. En avril dernier, une grande
vedette était de retour. En effet, le magnifique livre de monsieur
Jean-Paul Laplante, intitulé « Papillons et chenilles du Québec et de
l'Est du Canada » est de nouveau disponible, maintenant, aux Éditions
de l'Homme. Plusieurs entomologistes amateurs attendaient impatiemment
cette nouvelle édition, courant même les ventes de livres usagés avec
le fol espoir de mettre la main sur un exemplaire. Las! Les
propriétaires ne se départissent pas d'un si beau volume.
Cette édition est parée d'une toute nouvelle page-couverture mettant en vedette le roi des papillons… le Monarque. Quant au contenu, il est pratiquement inchangé: textes d'initiation, tables d'identification, excellentes photographies couleur des adultes, des chenilles et de nombreuses chrysalides de macrolépidoptères (papillons diurnes et grands papillons nocturnes, à l'exception des Likenées). Même s'il s'agit d'une bibliographie sélective à contenu en partie historique, une petite mise à jour aurait été appréciée, puisque 13 ans se sont écoulés depuis la sortie de la première édition. La seule modification importante apportée au texte touche la nomenclature scientifique, et là, les surprises sont nombreuses pour les non spécialistes. Danaidae, Satyridae et Libytheidae n'existent plus; vive les Danainae, Satyrinae et Libytheinae, trois nouvelles sous-familles de Nymphalidae. Une synonymie à jour de plus d'une centaine d'espèces est précisée en pages 278 et 279, ce qui évite des modifications coûteuses au contenu de l'ouvrage. Il s'agit d'une bonne décision, dans le contexte d'un prix de vente abordable pour le plus grand nombre possible de lecteurs. Bref, un très beau livre préparé par des gens de chez nous, illustrant près de 300 espèces du Québec, pour notre bon plaisir. Il faut encourager ces initiatives malheureusement trop peu nombreuses. Laplante, Jean-Paul. 1998. Papillons et chenilles du Québec et de l’est du Canada. Les Éditions de l'Homme, Montréal. 279 pages. Prix: 45 $. Analyse par André Francœur |
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| Dictionnaire
étymologique de zoologie Ceux qui aiment
comprendre les termes scientifiques qu’ils utilisent apprécieront
grandement le tout nouveau Dictionnaire
étymologique de zoologie de
Bernard Le Garff. Il vient tout juste de paraître chez l’éditeur
Delachaux et Niestlé. Il est tellement bien fait qu’on a presque envie
de le lire en continu plutôt que de l’utiliser comme ouvrage de
consultation. En outre, des illustrations pertinentes viennent
enjoliver l’ouvrage.
Contrairement à bien d’autres érudits, l’auteur ne pratique pas la « tétratrichotomie », c’est-à-dire l’art de couper les cheveux en quatre. Ses descriptions de préfixes, suffixes et termes techniques sont claires et concises. Comme il l’écrit si bien dans sa préface, l’étymologie est à la portée de tous si l’on y consent un petit effort. En outre, « on ne peut mémoriser sans peine que ce que l’on comprend ». Voici quelques exemples tirés directement du livre de Le Garff. NOT (O)- du grec νωτος = dos. Voir leuconote, notochorde, notonecte, notopode, notostracé, notum. -> Voir dors-, terg-. [notochorde: axe squelettique dorsal des Chordés, présent chez au moins un stade de développement; Notostracés: petits crustacés pourvus d'une carapace dorsale; notum: pièce dorsale d'un segment thoracique chez les Insectes; etc.] |
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| Notonecte de noto-
et de nect- = nager. Arthropode Insecte Hémiptère Hétéroptère
Hydrocorise qui nage sur le dos. Genre Notonecta. PÉTR- du grec πετροσ, puis du Latin petra = pierre, rocher. Ex.: pétrologie, pétrole, pétrographie, pétrifié, Pierre. Voir pétrel, petromyzon. Petromyzon de petr-, et myz- = sucer. Genre d’Agnathe qui se fixe aux rochers par la bouche: la lamproie. (Équivalent grec de lampetra). Voir lampetra, lamproie. Payer 45 $ pour un petit bouquin de quelque 200 pages peut paraître un prix exagéré. Dans ce cas-ci, les connaissances et la culture dégagées par le contenu de ce livre valent vraiment bien plus que cela. Le Garff, Bernard. 1998. Dictionnaire étymologique de zoologie. Comprendre facilement tous les noms scientifiques. Delachaux et Niestlé, Lausanne. 205 pages. Prix: 45 $. Analyse par André Francœur |
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| Liste
des Lépidoptères du Québec et du Labrador Cette première
liste
taxinomique exhaustive des papillons du Québec et du Labrador est
l'oeuvre de Louis Handfield, avec la collaboration de Jean- François
Landry, Bernard Landry et J. Donald Lafontaine. Ce travail de 155 pages
(format 21,5 x 28 cm) recense 2 576 espèces, réparties en 64 familles.
Sont ajoutées 278 autres espèces connues des territoires limitrophes.
Toutes les mentions d'espèces ont été vérifiées par l'examen de spécimens déposés dans les collections. Il s'agit de la première liste exhaustive des Lépidoptères du Québec depuis 1912. Elle est accompagnée de notes et de commentaires pertinents qui touchent 261 des taxons répertoriés, des notices bibliographiques des nombreuses références consultées, d'une liste commentée de 52 espèces erronément mentionnées pour le territoire québécois, ainsi que d'un index de tous les taxons énumérés dans la liste principale. Les révisions taxinomiques permettant de déterminer les espèces sont mentionnées à même cette liste. Aucune modification nouvelle n'est proposée. Cependant, la nomenclature a été mise le plus à jour possible. Ainsi, beaucoup de noms apparaissent pour la première fois dans une publication nord-américaine parce qu'il s'agit soit d'introductions récentes, soit de changements nomenclaturaux publiés depuis peu, en Europe. On peut obtenir ce document en demandant le Supplément no 7 de Fabrerie auprès de l'Association des entomologistes amateurs du Québec (AEAQ), a/s Insectarium de Montréal, 4581 rue Sherbrooke Est. Montréal, Québec H1X 2B2. Adrélec: info@aeaq.qc.ca Handfield, Louis et al. 1997. Liste des Lépidoptères du Québec et du Labrador. Fabreries, Supplément no 7. AEAQ. 155 pages. Prix: 18 $. Analyse par André Francœur |
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| Voyage
chez les fourmis Voyage chez les fourmis
est un livre absolument fascinant. Nos hôtes, les Drs Hölldobler et
Wilson sont deux des plus grands spécialistes des fourmis du 20e
siècle. Ils nous expliquent de façon très efficace les nombreuses
facettes de la vie de ces insectes surprenants: communication, conflit
et dominance, coopération, parasitisme social, etc. Selon les espèces,
les fourmis soutirent du miellat aux pucerons et à d'autres espèces
d'homoptères, exploitent le travail d'esclaves qui sont en fait les
individus d'une autre espèce de fourmi, cultivent leur propre espèce de
champignon (meule souterraine) et confectionnent des nids aériens en
attachant les feuilles des arbres avec la soie produite par leur petite
soeur. L'originalité des représentants de la famille des Formicides va
encore plus loin puisqu'un chapitre intitulé « Les fourmis les plus
étranges » nous présente des armes meurtrières tout à fait spéciales
portées par plusieurs espèces vindicatives et sanguinaires.
De chapitre en chapitre, plusieurs « old timers » de la myrmécologie sont présentés en même temps que leur découverte. D'ailleurs, les auteurs expliquent tour à tour leur passion des fourmis, et ce, à partir de leur adolescence. Le dernier chapitre explique plusieurs techniques d'élevage des fourmis avec ou sans matériel provenant du terrain. Le texte de l'ensemble de l'ouvrage est appuyé par plus de 60 illustrations en noir et blanc et de 64 planches couleur d'une grande beauté (tirés de leur livre « The Ants »). Hölldobler, B. & E.O. Wilson. 1996. Voyage chez les fourmis. Une exploration scientifique. Éditions du Seuil, Paris. 249 p. 68,95 $. Analyse par André Francœur |
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| Hymenoptera of the
World: An Identification Guide to Families Monographie
complète sur les familles d'Hyménoptères du monde entier, Hymenoptera
of the World contient plusieurs innovations qui aideront
les
entomologistes à identifier correctement les hyménoptères à la famille
et même à la sous-famille dans de nombreux groupes.
Plus de 11 spécialistes mondiaux ont contribué à produire ce livre qui s'adresse autant aux entomologistes qu'à l'amateur sérieux. Parmi ces spécialistes, il y en a six provenant du Centre de recherches en biosystématique d'Agriculture Canada, à Ottawa, dont deux (H. Goulet et J.T. Huber) ont supervisé la production. R.M. Mason, aujourd'hui décédé, a aussi joué un rôle prépondérant dans la conception du manuscrit. De nombreux changements dans la classification vont surprendre l'amateur autant que le professionnel moins familier avec la classification contemporaine, basée surtout sur la phylogénie cladistique. Parmi ces changements, mentionnons le cas des Xyelidae qui ont été placés dans une super-famille à part. Les Sphecoidea (Sphex) ont été regroupés avec les Apoidea (Abeilles). Les Scolioidea (Fourmis et Guêpes parasites) ont été regroupés avec les Vespoidea (Guêpes sociales). Les Scelionidae et les Platygastridae on été exclus des Proctotrupoidea pour former une nouvelle super-famille, les Platygastroidea. |
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Les caractères
structuraux sont très bien schématisés.
Un représentant de chaque groupe a été dessiné de profil et en vue
dorsale sur une page entière, avec chacune des parties anatomiques
externes indiquées par une flèche. De plus, un glossaire visuel très
pratique a été conçu pour faciliter le travail de ceux qui sont peu
familiers avec la terminologie morphologique des Hyménoptères. On y
trouve chaque terme anatomique avec sa définition, accompagné d'un
dessin qui identifie la structure décrite par une zone hachurée ou à
l'aide d'une flèche.
Les clés d'identification sont très explicites. Audessus de chacun des paragraphes numérotés, offrant deux options possibles, deux ou plusieurs dessins de très bonne qualité schématisent chacune des options et sont marqués par une ou plusieurs lettres, chaque lettre représentant un critère d'identification. La seconde option est différenciée de la première par une double lettre (ex.: a et aa, b et bb, c et cc qui représentent trois critères d'identification servant à caractériser deux options possibles). Toutes les parties cruciales servant à l'identification sont indiquées par une flèche. Comme toutes les clés d'identification, les deux numéros à la fin de chaque option renvoient aux paragraphes où le lecteur devra poursuivre sa recherche, jusqu'à ce qu'il aboutisse à la famille. Le chapitre cinq nous conduit à chacune des super-familles. Les autres chapitres nous font aboutir aux familles. Pour certaines familles, l'identification va jusqu'à la sous-famille. Parmi les grands groupes allant jusqu'à la sous-famille, mentionnons les sphéciformes (Sphex), les Chrysidoidea, les Vespoidea (Guêpes et Fourmis) et les Ichneumonoidea (Ichneumons et Bracons). Environ 35% des pages du livre (contenant un total de 668 pages) comprend un dessin en gros plan sur une seule page d'un représentant de chaque famille et de chaque sous-famille (pour les groupes mentionnés plus haut). Ces dessins sont de qualité très variable, selon les groupes traités par les différents spécialistes. Cependant, les dessins des clés sont d'une qualité homogène pour l'ensemble de l'ouvrage. Chaque chapitre contient la description des familles et un sommaire des sous-familles pour chacun des groupes d'hyménoptères, ainsi que leur distribution à l'échelle mondiale et leur rôle écologique (lorsqu'il est connu). De plus, de nombreuses références renvoient aux publications les plus à jour pour chaque groupe, permettant d'aller à l'identification au genre et même à l'espèce. Hymenoptera of the World s'avère un livre indispensable pour tout hyménoptériste sérieux, surtout ceux qui font (ou ont l'intention de faire) des révisions taxinomiques et qui doivent avoir une vision mondiale des groupes appartenant à cet ordre. Il peut aussi être fort utile aux entomologistes généralistes, aux agronomes, aux ingénieurs forestiers et aux entomologistes amateurs, qui veulent aller au-delà du guide de terrain (du type Peterson) ou de livres comme An Introduction to the study of insects de Borror et al. (1989) et American Insects d'Arnett (1985). Il possède l'avantage d'avoir des clés d'identification plus explicites, plus faciles d'accès et mises à jour. Il contient les dessins d'un représentant de toutes les familles et de nombreuses sous-familles, et pas seulement des familles les plus importantes comme dans le cas des trois ouvrages précédents. Il a une portée mondiale plutôt que nord-américaine seulement. Il contient de nombreuses références récentes qui permettent d'aller plus loin dans la recherche. De plus, il est facilement accessible dans les librairies spécialisées en sciences de la nature ou distribuant les publications gouvernementales. Le prix (48.75$), près du double du guide Les insectes de l'Amérique du Nord (au nord du Mexique) de Borror et White (1991), qui lui comprend toutes les familles d'insectes d'Amérique du Nord, demeure tout de même abordable par la qualité et l'étendue du document, mais invite le consommateur à réfléchir sur le sérieux de son investissement avant l'achat. Henri Goulet & John T. Huber (Eds.). 1993. Hymenoptera of the World: An Identification Guide to Families. Agriculture Canada, Ottawa. 668 pages. 231 figures. 21,6 x 28 cm. Publication 1894 / E ISBN 0- 669-14933-8. Analyse par Georges Pelletier |
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